LÉOPOLDINE, THÉRÈSE
Vous voulez bien m’écouter, ah ! je comprends que ça doit être pour vous un cruel sacrifice après ce qui s’est passé; il faut bien, comme je vous l’ai écrit, que je n’aie d’espoir qu’en vous puisque je ne vous ai pas épargné le chagrin de nous retrouver ensemble !
LÉOPOL1NE.
A vous, mère Thérèse, je n’ai rien à reprocher, ce sont les autres qui ont été coupables; nous no sommes que malheureuses nous.
THÉRÈSE
Et bien malheureuses!... si vous saviez, dans un seul jour
combien de coups nous ont frappé au cœur Marguerite,
morte par le spicide, morte abandonnée... Marie, ma petite fille, perdue par moi... volée, presque sous mes yeux, dans le temple où nous étions allées prier pour sa mère... et lui, son