‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 84 sur 89 · ACTE V, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII

un banc et se met à lire. Pendant cette scène, une femme, le visage à moitié couvert par un lambeau de voile, passe devant la porte tenant à la main un enfant qui paraît avoir peine à la suivre.)

MARGUERITE

Pauvre enfant, tu ne peux plus marcher.

MARIE

Non!... mais voilà une maison... arrêtons-nous...

Chère Marie... ( Elles entrent.)

marie, allant regarder Evrard et revenant à sa mère. Viens, il y a quelqu’un; un monsieur qui paraît bien bon, demande-lui, il te répondra, celui-là, j’en suis sûre. Marguerite, conduite par Marie, s'approche d’ Evrard qui, tout à son livre, n’a rien entendu.

Monsieur, pour une pauvre mère, et pour son enfant, la charité, s’il vous plaît.

Evrard, levant les yeux.

Une mère, un enfant! Approchez, approchez, ma maison est ouverte à tous ceux qui souffrent!

MARIE

Vois-tu qu’il est bon !

marguerite, à elle-même.

Cette voix.... Monsieur, monsieur, chez qui suis-je donc entrée?

, Evrard.

Chez un simple pasteur de village, qui remercie le ciel toutes les fois qu’il lui envoie des malheureux à secourir.

MARGUERITE

Ah! vous vous nommez Evrard?

ÉVIIARD.

Oui, me connaissez-vous? {La regardant plus attentivement.) Attendez donc! sous ce voile qui couvre à moitié votre visage,

S n’avais pas distingué vos traits... Vous êtes Marguerite... arguerite que j’ai laissée à l’auberge de Leipsick.

Oui, monsieur, c'est moi, et Dieu m’a prise en pitié! puisque c'est chez vous, son digne ministre, qu’il m’a conduite.

EVRARD

Vous me direz tout à l’heure comment il se fait. . Mais, cette enfant paraît épuisée dé fatigue... c’est d’elle qu’il faut s’occuper d’abord. (Appelant.) Lisbeth I Lisbeth l ( Lisbelh paraît sur le seuil de la maison .)

EVRARD

Conduis cette enfant dans la salle, et donne-lui tous tes soins.

LISBBTH.

Chère petite... comme elle est pâle. Venez, venez ! marie, s'attachant à Marguerite .

Non, je ne veux plus quitter maman.

MARGUERITE

Va, ma fille; ici, tu n’as rien à craindre.

LISBKTH.

Ne venez-vous pas aussi, pauvre femme ?

MARGUERITE

Non, il faut que je parle à monsieur Evrard. Marie, ma fille, remercie Dieu dans ton cœur, c’est un de ses anges qui nous a guidées. ( Elisabeth entre arec Marie dans la maison.)

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