ACTE II, SCENE XI
BRIGITTE
Si fait; en partant, monsieur Jean-Paul doit passer par ici avec Marie,
MARGUt RITE.
Mais, par ce mauvais temps , il ne Voudra pas se mettre en route.
BRIGITTE
Ça ne fait rien... il est plus que jamais pressé de quitter Mulrose... D’ailleurs, ça ne sera pas grand’chose cet orage... deux ou trois éclairs, pas davantage... Voilà même déjà que le tonnerre s’éloigne.
maEgubrItE;.
Ainsi , tu es sûre que c’est pour ce matiti ?
BRIGITTE
Quand j’ai quitté Zahn , ils allaient tous monter en voiture.
Marguerite.
Reste à la fenêtre, Brigitte ; dès que cette Vdilüfe approchera, tu m’avertiras.
BRIGITTE
Où donc allez- vous?
Marguerite , allant prendre de» fleurs dan s les vases.
Je ne quitte pas ce salon , j’arrange un bouquet.
Un bouquet?
MAROUERITB.
Oui, que tu jetteras au moment où ils passeront; Marie lèvera la tête, et je la verrai mieux. (Un éclair illumine la fenêtre.)
BRIGITTE
• Oh!
MARGUERITE
Qu’est-ce donc?
BRIGITTE
Rien , un éclair un peu plus fort que les autres , et cela fait mal aux yeux... Ahl madame, madame, voilà la voiture!
Marguerite, faisant le bouquet.
Tu crois? Ah! mon coeur 1 ah! mon pauvre cœur I.., (Elle s'avance vers la fenêtre et s'arrête brisée par l'émotion.)
BRIGITTE
Elle détourne le coin de la~ rue , elle va passer devant la Maison.
MARGUERITE
Vite, vite, prends le bouquet... fais-moi place... Oui, commo ça je verrai...