‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 3)Chapitre 4 sur 91 · LÉOPOLDINE, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

LÉOPOLDINE, THÉRÈSE

LÉOPOLDINE

Bonne mère Thérèse !

Thérèse, Fembrassant.

Chère Léopoldine !.. Pardon I je devrais être plus respectueuse avec mademoiselle de Stolberg.

U MENDIANTE

Ne m'aimez-vous plus comme autrefois?

THÉRÈSE

Uh l si yr aiment.

s LÉOPOLDINE.

Fh bien 1 appelez-moi donc Léopoldine, toujours, comme autrefois! Restée sans famille à dix-huit ans, je ne me crois pas tout à fait orpheline , car ici j’ai une seconde mère.

THÉRÈSE

Chère enfant. ..-comment! sans famille!

LËOPOlDINE.

Oui! ma bonne Thérèse... j'ai perdu monsieur de Stolberg... mou oncle et mon tuteur ; c’était leseul parent que la mort m’eût laissé... Frappé presque subitement, monsieur de Stolberg n’avait pu mettre ordre à notre fortune, et me voilé, moi, pautre jeune fille, obligée delà défendre contre les gens de justice... Oh 1 rassurez-vous ; quoi qu’ils fassent, ils ne pourront pas me ruiner.

TnÉftfcSfi.

Puisque vous êtes votre maîtresse, vous nous donnerez quelques jours. Jean Paul sera bien joyeux de revoir celle qu’il appelait sa petite sœur. »

LÉOPOLDINE

Et qui l’aimait; lui, comme un bon frère... Il ne me sera pas possible, ma chère Thérèse, de m’arrêter chez vous plus d’une heure... Je suis attendu à Dresde pour y signer des contrats, des actes de vente... que sais-je?... Je compte ensuite aller m’établir aux environs de Leipsick, dans uno des propriétés de mon oncle; là, j’aurai pour me guider les conseils du pasteur Evrard, ami dévoué de notre famille. Mais c’est assez vous parler de moi, et puisque j’ai si peu de temps à vous donner, parlons de vous, de mon frère Jean-Paul... Il m’a appris son mariage il y a cinq ans avec une jeune fille qu’il adorait... (Soupirant.) Ahl il aime, lui!... il est aimé d’amour!... On doit être bien heureux ici , n’est-ce pas ?

THÉRÈSE, M

Heureux... oui. Dieu a béni noire maison, car il y a laissé venir un de ses anges.

LÉOPOLDINE

Un enfant?

THÉRÈSE

Une petite fille... On lui a donné uû de vos noms; elle s’appelle Marie.

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