‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 3)Chapitre 52 sur 91 · CHRISTIAN, JEAN-PAUL · texte numérisé non relu

CHRISTIAN, JEAN-PAUL

tean-paijl, après la sortie de Léopoldine, a pris une résolution et va fermer la porte du fond ; revenant à Christian.

Pardon, monsieur... une question. .. Y a-t-il en Allemagne deux hommes qui portent le titre et le nom de comte de Rhendorf?

Christian.

Je porte seul ce titre et ce nom, monsieur...

jean-paul , à part.

Ah ! c’est bien lui... {Haut.) J’avais promis à ma mère de ne vous pas chercher, monsieur, et de laisser faire la justice de Dieu... mais si, après quatre ans, elle met en face l’un de l’autre ’ l’offenseur et l’offensé , c’est pour que le sang paye les larmes, pour que la mort rachète enfin la honte.... Vous vous nommez Christian de Rhendorf... vous êtes chez moi, j’ai le droit de vous tuer. [Il saisit un marteau de forge.)

CHRISTIAN

Pour satisfaire un ressentiment légitime, vous oubliez qu’on ne frappe pas un ennemi sans défense... L’homme d’honneur outragé se venge et n’assassine pas... (Jean-Paul laisse tomber le marteau ; Christian continue. ) Oui , je suis Christian de Rhendorf, et ma vie est h vous... je viendrai vous l’offrir aujourd’hui. A deux heures madame la comtesse aura quitté la ville... à deux heures je vous attendrai h la lis'ère du bois qui borde la route de Wilberg...à quelques pas de cette maison... je serai la avec des armes... Pour être différée, votre vengeance n’en sera pas moins certaine. (En ce moment Thérèse et Léopoldine descendent l'escalier à gauche.) Mais elle n’aura pas pour témoins une jeune femme... une vieille mère. N’accoptez-vous pas, monsieur, le rendez-vous que je vous donne ?

JEAN-PAUL

- Je l’accepte !...

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