‹ La mendiante drame en cinq actesChapitre 26 sur 99 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ZAHN, Ouvriras.

(Au lever du rideau, les ouvriers sont en activité dans la forge ; on entend le bruit du soufflet et celui des marteaux.) zabn, entrant par le fond.

Eh bien! qu’eat-ce qu’ils font donc là les forgerons? un jour comme aujourd'hui... Aliçà! ils ont donc oublie la consigne! (Haut, aux ouvriers.) Voulez- vous bien vous laire, et venir ici tout de suite... ( Les ouvriers paraissent.)

UK «JlVRlEft,

Est-co qu’il y a des malades, qu’on ne peut pas cogner T

ZAHN.

Vous no vous rappelez donc pas ce que je vous ai dit, hier au soir? (Comme par souvenir.) u fait, je crois que je ne vous ai rien dit... j'ai si peu la tôle à moi depuis que je suis amoureux.

l'ouvrira.

Bah! tu te mêles aussi de brûler, toi!

ZAHN.

Si je brûle... incendié de partout... Voilà ma température. (Changeant de ton.) Voyez-vous, mes amis, il s'agit de Marie, La ÛUu à maître Jean-Paul.

l'ouvrier.

Comment ! ta passion, c'est la jolie petite Marie ? zahn , scandalisé.

Ah! l'hérilièro au bourgeois., je ne me permettrais pas d’élever mes vues si haul, et puis, elle est trop petite.

l’ouvrier.

Jo crois bien... à peine six ans.

ZAHN.

Six ans accomplis... Ce matin, à quatre heures irento-trois minutes, elle est entrée dans sa septième année... C’esi justement de ça que je voulais vous parler... Tous les ans, à Marienborg, cet anniversaire-IA était un jour de fête pour la forge... les compagnons faisaient des cadeaux à la petite... moi, j’inventais toujours une jolie surprise... et le reste du jour se passait à boire le vin do maître Jean-Paul, à la santé de Marie.

l’ouvrier.

C’était une fameuse habitude !

ZAHN.

Et quelle joie pour tout lo monde... Dame! là-bas, nos ouvriers avaient vu naître cotte enfant... tandis qu’ici, à Dresde, où nous ne sommet que depuis quinze Jours, on ne peut pas exiger le mémo enthousiasme.

l'ouvrier.

C’est égal... ce temps nous a suffi pour connaître et estimer mallre Jean-Paul... Quant » la petite Marie, il ne faut que la voir pour l’aimer... elle aura aussi son bouquet d’anniversaire... tocs les ouvriers.

Cer taineinent. certaineme ut .

Page 1