‹ La mendiante drame en cinq actesChapitre 3 sur 99 · LÉOPOLDINE, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

LÉOPOLDINE, THÉRÈSE

LÉOrOLDINB.

Boom mère Thérèse!

tüérèsr, r f mbrassant.

Chère Léopoldine !.. Pardon I jo devrais être plus respectucu*e avec mademoiselle de Stolberg.

LEOPOLDINE.

Ne m’aimez-vous plus comme autrefois?

THÉRÈSE

Oh ! si vraiment.

LÉOROLDINB.

Fh bien I appelez-moi donc Léopoldine. toujours, comme aurefois ! Restée sans famille h dix-huit ans, jo no mo crois pas tout à fait orpheline, car ici j’ai une seconde mère.

THÉRÈSE

Chère enfant... comment! sans famille!

LÉOPOLDINE

Oui! ma bonne Thérèse... j’ai perdu monsieur de Stolberg... mon oncle et mon tuteur ; c’ctaii le seul parent que la mort m’eût laissé... Frappé presque subitement , monsieur de Stolberg n’avait pu mettre ordre b noire fortune, cl ma voilà, moi, pauvre jeune tille, obligée delà défendre contrôles gens de justice... Oh t rassurez- vous ; quoi qu ils fassent, ils ne pourront pas me tuincr.

THÉRÈSE

Puisque vous êtes votre maîtresse, vous nous donnerez quelques jours. Jean Paul sora bien joyeux de revoir celle qu’il appelait sa petite sœur.

LÉOPOLDINE

Et qui l’aimait, lui, comme un bon frère... Il ne me sera pas possible, ma chère Thérèse, de m'arrêter chez vous plus d’une heure... Je suis attendu à Dresde pour y signer des contrats, des actes de vente... que sais-je?... Je compte ensuite aller m’établir aux environs de Leipsick, dans une des propriété» de mon onde; là, j’aurai pour me guider les conseils du pasteur Evrard, omi dévoué de notre famille. Mais c’est os.*»** vous parler de moi, et puisque j’ai si peu de temps à vous donner, partons de vous, do mon frère Jean-Paul... Il m’a appris son mariage il y n cinq ans avec une jeune fille qu’il adorait... ûSon/jirant.) Ah î il aiuio, lui!... il est aimé d’amour I ... On doit être bien heureux ici , n’cst-ce pas ?

THÉRÈSE

Heureux... oui. Dieu a béni notre maison , car il y a laissé venir un de ses anges.

Un enfant?

THÉRÈSE

I no petite fille... On lui n donné nn <*c vos nom»; elle *’ap-

nr lo Marie.

LÉOPOLDINE

Je l’aime déjà cette enfant.

TuÉnèsE.

Vous verrez tout à l’heure coinmo olle est gentille; elle seule a pu consoler Jean-Paul de l’absence de Marguerite.

LÉOPOLDINE

Marguerite?... Jo me souviens... C’est le nom de la femme de Jean-Paul... Elle est absente?... Üh ! c’est (Acbuux... j’aurais tant voulu la connaître... Où donc est-elle ?...

JEAN-PAUL, en dehor».

Ilein... tu dis qu’ello est chez ma mère?

THÉRÈSE

Tenez... Jean-Paul vous le dira... Parler do Marguerite... c’est encore du bonheur pour lui.

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