‹ La mendiante drame en cinq actesChapitre 43 sur 99 · THÉRÈSE, JEAN-PAUL · texte numérisé non relu

THÉRÈSE, JEAN-PAUL

tbkresb, à part .

Oh! il est parti !...

JEAN-PAUL

Ma mère, savez-vous le nom de cet hommoî

Thérèse.

Oui ! Léopoldine vient do me l’apprendre.

IRAK-PAUL

Léopoldine?... C’est à cause d’elle que Christian deRhondorf a pu sortir vivant d'ici... niais je mo vengerai, nia mère, je ferai justice...

Thérèse.

Non! Jean-Paul... in no feras pas ce quo tu as résolu do faire; aujourd'hui la vengcanco serait une offense h Dieu... un sacrilège...

Jean-Paul, étonné.

Aujourd’hui?

Thérèse, des larmes dans la voix et dans les yeux.

Pour nous , c’est lo jour de la prière ; pour toi, co devrait être le jour du pardon.

JEAN-PAUL

Jo no vous comprends pas, ma mèro... pourquoi plcurez- ▼oust

THÉRÈSE

Brigitte est ici, mon garçon...

JEAN-PAUL, avec indifférence.

Ahl Brigitte était è Marienberg quand nous en sommes partis... pourquoi n’y est-elle pas restée?

THÉRÈSE

Tu te trompée... Brigitte ne vient pas do Marienberg... elle arrive de Mulrose.

JEAR-pacl, arec émotion.

Do Mulrose?

TTIÉRÈSE.

Oui, elle était auprès decotto malheureuse Marguerite, qu’elle no devait plus quitter.

Alors, que vient-elle faire ici? Quo veut-elloî Parlez, mais parlez donc, ma mère...

tbérèse, montrant un crêpe noir.

Tiens, Jean-Paul, voilé le signe do deuil quo tu as porté quand ton père me laissa veuve, et toi orphelin.

jean-paul, avec anxiété.

Je sais, ma mèro... io sais... mais pourquoi ce crêpe? Nous n’avons è porter le deuil do personne, Dieu merci.

TUÉRÈSB.

Je ne te dirai pas ce que tu dovrois fairo... toi qu’on a tant offensé.., mais, vois-tu, c’est ton devoir d’attacher co crêpe au cou do ta fille.

IRAN-PAUL

Au cou do Marie? Mais pourquoi donc?

THÉRÈSE

Parce quo Marie est orpheline, è présent.

jeaN-paul, frappé mais commandant son émotion .

Ah ! Marguerite est mortel

THÉRÈSE

Et Toiei co qu’elle lègue è ta fille... (, Elle lui présenté un portefeuille.) Ce portefeuille renferme la dol que Marguerite rrrui de son père, alors quelle était uno bonne et honnête jeuno fille. jean-Pau l, qui a pris le portefeuille.

Oui ; sa dot quo jo lui avais rendue... et puis une mèche de ses cheveux, voilé tout. Allons, elle a du moins respecté son enfant ! [Donnant le portefeuille à Thércte.) C’est vous , vous-’ même qui donnerez cela è Marie... C’est vous aussi qui lui direz que sa mèro... moi, je no veux pas lui en parler... Dites bien à Marie qu’elle ne m'en parlo jamais... [A part.) Morto! !

THÉRÈSE

Jean -Paul, Marie ne voudra pas me croire, peut-être.

JEAN PAUL

No pas vous croire ?...

THÉRÈSE

Dame! quand notro voisin Bernard à Marienberg est revenu de ce voyage pendant lequel il avait perdu sa famine , Mario a bien remorque qu’il portait un crêpe è son chapeau... elle m’a demandé pourquoi, et je lui ai dit que c'était l’usage quand on a perdu quelqu’un do sa famille... Elfa a bonne mémoire c< tte enfani-là... Comment lui farai-je comprendre... que c’est bien sa mère... quo c’est bien ta femme qui est morto, si elle ne voit pas sur toi le signe du deuil?

JEAN-PAUL

Vous voulez que...

THÉRÈSE

Jo no to commande rien... jo no te conseille rien, Jean-Paul... Mais cotte femme si coupable... était bonne mèro... et à cette pauvre défunte tu ue peux pas refuser los prières elles larmes de son enfant.

jean-paul, prenant le crêpe.

Oui, elle aimait bien Mario. (£ans rien dire, il attache le crêpe à son chapeau.)

• TnÉnÈSB.

C’est bfan, Jean-Paul, coque tu fais là... mais coqui serait mieux encore, co serait la prière, le pardon.

jean-paul. tombant à genoux.

Mon Dieu! pardonnez-lui! Moi.-, je ne peux pasl je no peux pasl

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