‹ La mendiante drame en cinq actesChapitre 62 sur 99 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

THÉRÈSE, EVK IRD, JEAN-PAUL.

Thérèse, regardant partir Léopoldine.

Bénissez-la, Soigneur, bénissez cello qui rno rend mon filai Évrird, faisant entrer J eau- Paul.

Venez, mon ami, vous êtes chez moi, et dans celte maison vous vous sentirez tout à lait libre.

iban-paul, sans voir Thérèse.

Je suis libre! j’en remeicta te ciel ei vous, monsieur; mais personne h présent ue se réjouira plus de mon retour THERESE, tendant Us bras à /tan-Paul,

Personne, Jean-Paul !

iban-paul, courant à elle.

Ma mère! ma bonne mère!... vous ' liez ici ot je demandais quel bon ange avait tait ouvrir le? portes do ma prison ! ce boo ange c’est vous 1

tbêrèsv.

Non, Jean-Paul, non !... s’il n’avait fallu pour racheter ta ( liberté que donner les quelques jours qui uie restent, j'aurais avec bonheur payé ta rançon ; mais la pauvre lherèse n’avait pu rien obtenir; une autre personne...

lino antre personne I vous me la nommerez?

THÉRÈSE

Te U nommer... non... cetto personne veut et doit rester inttnnue pour toi !

JEAN PAUL

Ioconnuo?

EVRARD

Je vous l'avais déjà dit, monsieur Berghen... Acceptez lo towrtait, gardez -tu le souvenir au fond de votre cœur, mais ttnijci pas do découvrir vt tre bienfaitrice.

IRAN-PAC L, à lui-même.

Ma bienfaitrice! {Haut.) Quelle qu'elle soit, je bonis U main

qui s Drisé mes fors, car, à présont, je pourrai peut-être... (/?©gardant sa mère comme •’ il n' osait t interroger.) Ma mère, tous ne m’avez pas encore parlé de Marie, n’avez vous donc rien découvert? Eh quoi! pas de nouvelles... pas de traces! tuêrLïb, pleurant.

Ni traces, ni nouvelles !

iran-paul.

Du courage... Regardez-moi, ma mère... je no pleure pas et pourtant, jo vais vous quitter !

THÉRÈSE

Me quitter?

IBAN-PAUL.

Oui, pour chercher Mario... Si Dieu m’a laissé vivre, si une sainte femme m’a fait libre, c'est que jo dois retrouver Marie... Oh! tua vie a un but, maintenant : je parcourrai la Saxe, la Prusse, toute l'Allemagne, s’il lo faut, mais, je vous le dis, ma mère, je retrouverai Marie.

EVRARD

Oui, monsieur Berghen ! espérez, et si jo puis vous aider dans vos recherches, comptez sur mon entier dévouement.

IBAN-PAUL.

Merci, monsieur, merci... Oh! je suis plein de courage... jo partirai, aujourd’hui, tout à rh'*« r*v.. Vous me p^rdorneisv.

nia more, do donner si peu de temps à votre tendresse, mais ▼ous auriez aussi tout quitté pour votre enfaut !

TIIÉUÈSB.

Oui, mon ami, pars, cl que Dieu te conduise... que je revoio Marie, no fût-co qu’un instant, que je l'embrasse, ne fût-ce qu’irno fois, et j'aurai assez vécu, et je mourrai bien heureuse.

n AN-PAUL.

Monsieur lo pasteur, avant de me mettre on route, jo veux, je dois remercier cello quo mon cœur a dovinée...Oh! ras-un /vous, son nom no sortira pas do m»s lèvres... Ce nom, ma main ne l’écrira pas; mais pour cette généreuse inconnue, je veux vous laisser une lettre, vous no refuserez pas do vous charger de cette lettre.

ÉVRARD

Non, monsieur Berghen, non...

IBAN-PAUL.

Merci I

évnARD, appelant.

Lisbtth ! Lisbeth! { Lùbeih paraît.) Conduis monsieur Berghen dans mon cabinet, vous trouverez là tout cc qu’il vous faut.

Jo t'accompagnerai jusqu'à Lcipsitk. '

IBAN-PAUL.

Oui, ma mère 1

Evrard.

Jusqu’au départ de votre lils, entrez ici, madame, et prenex au moins quelques instants de repos...

THERESE

Tu me promets, Jean-Paul, de no pas partir sans moi?

IBAN-PAUL.

Jo vous le promets, ma mère! A tout à l’houro. (71 sort d droite.)

EVRARD, à de mi-voix, à Lisbeth.

Avant de laisser partir mes hôtes, tu leur offriras...

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