SCENE VII
EVRARD, puis MARGUERITE et MARIE.
EVRARD, regardant sortir Lan- Paul.
Pauvre père! (Evrard tire un litre de sa poche, s’assied sur un franc ef se met à lire. Pendant cette scène, une femme, le nsage à moitié couvert par un 'ambrau de voile, passe devant la porte tenant à ta main un enfant qui paraît avoir peine à la suivre.)
■arourritb.
Pauvre enfant, tu ne peux pins marcher.
MARIE
Non!... mais voilà une maisou... auèions-uous...
MARGUERITE
Chère Marie... IJSIU* entrent.)
marif, allant regarder fitrard et revenant à ta mère.
Viens, il y a quelqu'un; un monsieur qui paraît bien bon, demande-lui, il te répondra, celui-lè, j’on suit* sûre. marguerite, conduite par Marte, n'approclu ■ d’ Évrard qui, tout à ton livre, n’a rien entendu.
Monsieur, pour une pauvre mère, ot pour son enfant, la charité, s’il vous plaît.
évrard, levant les y eux.
Une mère, un enfant! Approchez, approchez, ma maison est ouverte è tous ceux qui souffrent!
MARIE
Vois-tu qu’il est bon !
marguerite, () elle-même.
Cette voix.... Monsieur, monsieur, chez qui suis-je donc entrée?
Evrard.
Chez un simple pasteur do village, qui remorcio le ciel toutes les fois qu'il lui envoie de» malheureux à secourir.
MARGUERITE
Ah! vous tous nommez Évrard?
ÉVRARD
Oui, me connaissez- vous? i La regardant plue attentivement.) Attendez donc! sou» ce voile qui couvre à moitié votre visage, ie n'avais pas distingué vos traits... Vous Ôtes Marguerite... Marguerite que j’ai laissée à l’auberge de Leipsick.
MARGUERITE
Oui, monsieur, c'est moi, et Dieu m’a prise en pitié! puisque c’est chez vous, son digne ministre, qu'il m’a conduite.
EVRARD
Vous me direz tout à l'heure comment il se fait. . Mais, cette enfant paraît épuisée de fatigue... c’est d’elle qu’il faut s’occuper d'abord. (Appelant.) Lisbeth! Lisbelh I (Liebeth paraît sur le km l de la maison.)
EVRARD
Conduis cette enfant dans la salle, et donne-lui tous tes soins.