‹ La mendiante drame en cinq actesChapitre 90 sur 99 · MANELLI. BETTINA · texte numérisé non relu

MANELLI. BETTINA

manelli, toujours préoccupé.

Oh I oui, ce fat d’assesseur a menti... je me suis emporté là, sans sujet... jo dois, je veux lui «mi demander excusa... implorer son pardon... (Il sc dirige vers la loge et aperçoit Bcttina , à part.) Ah ! la voici habillée pour la Servante Maîtresse. — Elle n’a pas voulu en avoir le démenti... (Haut a Betlina.) Ce costume vous sied A ravir I

BETTINA

En vérité, mon beau monsieur 1 ... (.4 part.) U me flatte, il ne paiera pas I

manelli, à part, apercevant U collier.

Mais Carlino avait pardieu raison... elle porte son collier I

BETTINA, à part.

Attaquons toujours la créance... (Haut.) Vous savez, mon cher monsiour, de quoi il s’agit...

MANELLI-

Moi I non vraiment !... mais d’après ce que je vois, je croyais que tout était fini entre nous I

BETTINA

Comment, tout fini I... eh I bien, par exemple... vous allez vite en affaire... ça serait commode, s’il suffisait de dire: tout est fini, pour se trouver dégagé envers quelqu'un de ce qu'on lui duit... Que non vraiment, tout n’est pas fini entre nous !... manelu, à part.

Allons, autre ton. autres manières... elle joue encore la comédie !... (Haut.) Mais ne dois-je pas penser, madame, que vous songez bien peu a moi, en vous voyant vous parer à mes yeux de cet odieux collier...

BETTINA

Pourquoi ne le porterais-je pas ?

MANELU.

Il vous a été donné aujourd'hui I

BETTINA

Oui I (A part.) Qu’est-ce qui lui a donc dit ça T

MANELLI. -

Par ce fat de Carlino I

BBTTINA.

Fat !... tiens, pourquoi donc?... Fat ou non. qu’est-ce que ça vous fait, s'il me plaît comme ça ?

manelli, faisant le geste d'arracher le collier.

Obi je sais tout... et il me prend envie...

BBTTINA.

Un moment I... ehl je crie au voleur!... voyaz-vous... c’est uu bandit que cet homme-là I

MANELLI

Mais je le vois enfin... co langage, ces manières qui ne sont pas les vôtres... tout cela, c’est une feinte, une épreuve... une leçon pour me punir... eh ! bien, tenez, je m’avoue vaincu, j’implore mon pardon à genoux I

bbttina, étonnée.

Ab I ça, est-il fou, celui-là ?...

MANELLI

Mais je vous prie... détruisez toutes mes craintes, tous mes doutos, en me sacrifiant cet objet, dont 1a vue fait mou tourment... (Il montre le collier.)

BtTTINA.

Encore I mais non I mais non I

MANELLI

De grâce, un bon mouvement I... ramenez la paix entre nous.

LA TONELLl.

ce collier î je reste à vos pieds jusqu’à ce quo vous tue t'ayez sacnüé I... ( lise jette aux genoux de Bettina.)

DETTINA.

En voilà une drôle d'idée I

SCÈPJX v.

BETTINA, MAN ELU, CARL1NO, LA SIGNORA TONELLl.

(Au moment où Manelli te met à genoux devant Bettina.

Carlino entre , et f on voit t'ouvrir la porte de la toge de la à ignora ToneUi.)

la signora, dans sa loge.

. Afcr

(La port» u referme.)

manelli, gui a tm la siynora.

Ah|

carlino, voyant Manelli à genoux.

Ah f

BETTINA, voyant entrer Carlino.

Ab!

6CÈNX TI.

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