MANELLI. BETTINA
manelli, toujours préoccupé.
Oh I oui, ce fat d’assesseur a menti... je me suis emporté là, sans sujet... jo dois, je veux lui «mi demander excusa... implorer son pardon... (Il sc dirige vers la loge et aperçoit Bcttina , à part.) Ah ! la voici habillée pour la Servante Maîtresse. — Elle n’a pas voulu en avoir le démenti... (Haut a Betlina.) Ce costume vous sied A ravir I
BETTINA
En vérité, mon beau monsieur 1 ... (.4 part.) U me flatte, il ne paiera pas I
manelli, à part, apercevant U collier.
Mais Carlino avait pardieu raison... elle porte son collier I
BETTINA, à part.
Attaquons toujours la créance... (Haut.) Vous savez, mon cher monsiour, de quoi il s’agit...
MANELLI-
Moi I non vraiment !... mais d’après ce que je vois, je croyais que tout était fini entre nous I
BETTINA
Comment, tout fini I... eh I bien, par exemple... vous allez vite en affaire... ça serait commode, s’il suffisait de dire: tout est fini, pour se trouver dégagé envers quelqu'un de ce qu'on lui duit... Que non vraiment, tout n’est pas fini entre nous !... manelu, à part.
Allons, autre ton. autres manières... elle joue encore la comédie !... (Haut.) Mais ne dois-je pas penser, madame, que vous songez bien peu a moi, en vous voyant vous parer à mes yeux de cet odieux collier...
BETTINA
Pourquoi ne le porterais-je pas ?
MANELU.
Il vous a été donné aujourd'hui I
BETTINA
Oui I (A part.) Qu’est-ce qui lui a donc dit ça T
MANELLI. -
Par ce fat de Carlino I
BBTTINA.
Fat !... tiens, pourquoi donc?... Fat ou non. qu’est-ce que ça vous fait, s'il me plaît comme ça ?
manelli, faisant le geste d'arracher le collier.
Obi je sais tout... et il me prend envie...
BBTTINA.
Un moment I... ehl je crie au voleur!... voyaz-vous... c’est uu bandit que cet homme-là I
MANELLI
Mais je le vois enfin... co langage, ces manières qui ne sont pas les vôtres... tout cela, c’est une feinte, une épreuve... une leçon pour me punir... eh ! bien, tenez, je m’avoue vaincu, j’implore mon pardon à genoux I
bbttina, étonnée.
Ab I ça, est-il fou, celui-là ?...
MANELLI
Mais je vous prie... détruisez toutes mes craintes, tous mes doutos, en me sacrifiant cet objet, dont 1a vue fait mou tourment... (Il montre le collier.)
BtTTINA.
Encore I mais non I mais non I
MANELLI
De grâce, un bon mouvement I... ramenez la paix entre nous.
LA TONELLl.
ce collier î je reste à vos pieds jusqu’à ce quo vous tue t'ayez sacnüé I... ( lise jette aux genoux de Bettina.)
DETTINA.
En voilà une drôle d'idée I
SCÈPJX v.
BETTINA, MAN ELU, CARL1NO, LA SIGNORA TONELLl.
(Au moment où Manelli te met à genoux devant Bettina.
Carlino entre , et f on voit t'ouvrir la porte de la toge de la à ignora ToneUi.)
la signora, dans sa loge.
. Afcr
(La port» u referme.)
manelli, gui a tm la siynora.
Ah|
carlino, voyant Manelli à genoux.
Ah f
BETTINA, voyant entrer Carlino.
Ab!
6CÈNX TI.