‹ La Méningite Cérébro-Spinale chez le NourrissonChapitre 14 sur 22 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement de la méningite cérébro-spinale épidémique se résume dansla ponction lombaire suivie d’injections intra-rachidiennes de sérum antiméningococcique, et les bains chauds.

La ponction lombaire surtout utilisée pour le diagnostic a été tout d’abord employée par Quincke comme un moyen curatif. Elle est inoffensive quand on évite la soustraction d’une trop grande quantité de liquide. Le plus souvent elle produit une amélioration notable qui s'explique, d’une part, par une diminution de la compression cérébrale, et d'autre part, par la soustraction à l’organisme d’une cer- ‘taine quantité d'agents pathogènes. Au cours d’épidémies de méningites cérébro-spinales à formes bénignes, divers auteurs ont signalé des guérisons obtenues par l’emploi de la ponction lombaire répétée suivant l’évolution de la maladie.

Mais c’est là une ressource thérapeutique à laquelle on ne doit plus se borner depuis que la sérothérapie intrarachidienne a fait ses preuves.

Comment employer le sérum antiméningococcique Flexner, Kolle et Wassermann, Dopter ? M. A. Netter a

nl Le

. formulé, à ce sujet, quelques règles que nous ne pouvons

mieux faire que de citer :

1° Injecter systématiquement le sérum trois ou quatre jours de suite alors même que des modifications très favorables apparaissent dès la première injection.

2° Après ces injections répétées systématiques on se guide pour les nouvelles injections, sur la marche de la température, les symptômes locaux et généraux et surtout les caractères du liquide. Ses

Les injections du sérum modifient le liquide céphalorachidien à la fois macroscopiquement et microscopiquement. Le liquide purulent ou louche devient opalin, puis limpide. Parallèlement on observe la diminution du nombre des méningocoques, leurs modifications dégénératives accentuées ; diminution de la taille et de l’affinité pour la coloration. Les ensemencements sur les milieux favorables ne tardent pas à être complètement stériles. Les polynucléaires sont moins altérés et les lymphocytes deviennent progressivement plus nombreux.

La dose du sérum à injecter sera de 20, 30, 40 cc. suivant les cas.

En présence de symptômes graves on fera deux injections par jour.

La règle générale à suivre est de continuer les injections de sérum tant que le liquide céphalo-rachidien renferme des méningocoques. | ‘

Parfois les injections de sérum déterminent l’apparition de symptômes dont il importe d’être prévenu ; urticaire

dans le tiers de cas, douleurs articulaires, œdèmes divers,

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et parfois accidents syncopaux (chez des sujets anaphy-

lactiques) qui, d’ailleurs, n’empêchent pas la guérison.

A défaut de sérum spécifique, on pratiquera des injections intra-rachidiennes de sérum antidiphtérique, d’électrargol, de collargol, toujours consécutivement à une ponction lombaire préalable.

A titre de moyen thérapeutique adjuvant les bains chauds à 37e, 38° donnent d'excellents résultats. [ls activent le fonctionnement de la peau, favorisent l’élimination des toxines et exercent une action sédative très marquée sur

le système nerveux.

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