PRONOSTIC
La méningite cérébro-spinale épidémique comme toutes les maladies est plus grave chez le nourrisson. À cet âge l'accroissement rapide, la déperdition de chaleur considérable due à une surface du corps proportionnellement plus grande, la fréquence des troubles digestifs constituent autant de facteurs susceptibles de diminuer la résistance de l’organisme à l'infection.
Autrefois, avant la sérothérapie, le pronostic de la méningite cérébro-spinale épidémique était très sombre. Kotsonopoulos compte sur 104 cas 67 morts, soit 64,42 pour 100. La même mortalité ou même plus forte allant jusqu'à 75 p. 100 à été mentionnée dans plusieurs épidémies atteignant surtout les enfants. Le plus souvent, en cas de guérison, la maladie laissait des séquelles irrémédiables : imbécillité, idiotie, épileptie, surdité, surdi-mutité, amaurose, cécité.
A l’heure actuelle, la ponction lombaire et la sérothérapie antiméningococcique intra-rachidienne ont singulièrement amélioré ce pronostic. Au cours de l'épidémie actuelle, sur 22 cas de méningite cérébro-spinale à ménin-
gocoques traités chez le nourrisson, A. Netter a obtenu
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14 guérisons, soit une mortalité. de 31 p. 100. Les séquelles elles-mêmes sont beaucoup moins fréquentes depuis l’emploi du sérum antiméningococcique.
Au cours de la maladie, la disparition des méningocoques, l’apparition de polynueléaires non altérés ou de lymphocytes dans le liquide céphalo-rachidien sont en faveur d’un bon pronostic.
Par contre, les caractères macroscopiques du liquide retiré par la ponction, la disparition des raideurs, l’évolution de la courbe thermique n’ont qu'une importance très relative. |
En règle générale, le pronostic sera toujours réservé même dans les formes bénignes, car l’on a vu la mort survenir dans les cas à marche insidieuse, traînante, dé-
nués de tout symptôme inquiétant.