‹ La Méningite Cérébro-Spinale chez le NourrissonChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La méningite cérébro-spinale est fréquente chez le nourrisson. 4

2°Dansla majorité des cas, la méningitecérébro-spinale présente la forme classique facile à reconnaître : fièvre, vomissements en fusée, constipation ou diarrhée, raideur de la nuque, signe de Kernig, troubles oculo-pupillaires, contractures diverses, exagération des réflexes, etc. |

3° Un examen plus attentif et un emploi plus large de la ponction lombaire dans ces dernières années ont montré que cette maladie, loin de toujours présenter ces symptômes caractéristiques pouvait prendre le masque d’autres affections chez le nourrisson.

4° La méningite cérébro-spinale peut ne se manifester cliniquement que par l'apparition d'accès convulsifs subintrants : c’est la forme convulsive.

9° Dans certains cas, elle se traduit par une contracture continue généralisée à tous les muscles simulant la tétanie (troubles gastro-intestinaux, signes de Weiss et de Trousseau) ; c’est la forme tétanique.

6° Une hyperesthésie intense telle qu’on ne peut toucher l'enfant sans qu'il entre immédiatement en vibration, en

une sorte de trépidation épileptoïde généralisée peut en

ET Det

constituer l'unique symptôme ; c’est la forme hyperesthésique.

7° Enfin la méningite cérébro-spinale peut se manifester à nos yeux par une cachexie intense, avec fièvre, diarrhée et anorexie absolue présentant le tableau classique d’une gastro-entérite septique : c’est la forme cachectique. É

8° La ponction lombaire 'permet dans la majorité des cas, de diagnostiquer avec certitude la méningite cérébrospinale sous ces différentes formes cliniques d'emprunt ; elle met en évidence l'élément anatomique caractéristique (leucocytes, polynucléaires, lymphocytes) et très souvent l'agent pathogène en cause (méningocoque, streptocoque, bacilles de Pfeiffer etc.)

9 Toutefois dans quelques cas de méningite cérébrospinale, l'examen cytologique du liquide céphalo-rachi-

dien a montré la présence d'agents pathogènes sans aucun élément inflammatoire (microbes sans polynueléaires)

et inversement d'éléments inflammatoires sans microbes). 10° La découverte du sérum antiméningococcique, permet d'agir efficacement dans les cas où la méningite relève

du méningocoque.

Vu : Le Président de la thèse, HUTINEL.

Vu : Le Doyen, LANDOUZY.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. LIARD.

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