BEZANÇON
GASNE (1909-1910) (in memoriam).
° Les ete nerveux qu’ on pèut voir survenir 4u cours de l’intoxication saturnine étaient jusqu’à ces dernières années, classés sous l’un des trois chefs suivants : paralysie saturnine, hystérie saturnine, encéphalopathie. saturnine en faisant naturellement abstraction des cas d'hémiplégie ou de monoplégie dus à : une lésion cérébrale banale : “hémorragie ou ramollis-
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! ement. à
Les deux premiers groupes restent bien di due lisés. La « paralysie saturnine » tout au moins, bien différenciée au point de vue clinique et au point de vue anatomique grâce aux travaux de Mme Dejérine- Klumpke, et de Gombault forme une entité morbide RC bien définie. “ | Si l’hystérie saturnine — la plus intéressante des hystéries toxiques, — est aujourd’hui moins bien délimitée, c’est qu'elle tombe sous la suspicion qui règne actuellement sur le cadre nosographique de lhystérie en général créé par Charcot. Mais — pythiatisme ou hystérie — ces RUES singuliers se présen-
tent avec une telle fréquence chez les saturnins que l’on suppose avec beaucoup de vraisemblance une relation d'effet et de cause entre eux et l’intoxication par le plomb.
Quant à l’encéphalophatie saturnine, elle englobe en quelque sorte tous les accidents nerveux qui àe ressortissent évidemment à aucune des causes précédentes, encore même a-t-on rangé sous cette rubrique peut-être des accidents que l’hystérie pourrait réclamer.
L'encéphalopathie saturnine, c’est le chaos, où l’on a fait rentrer pêle-mêle tous les accidents cérébraux où psychiques, dont peuvent souffrir les saturnins, sans qu'il y ait une lésion grossière du système nerveux.
Ces accidents polymorphes ont été réunis par Tanquerel des Planches et par Grisolle qui ont tenté d'en faire une individualité clinique sous le nom d’encéphalopathie saturnine.
Afin de mieux juger de la légitimité de cette conception, nous croyons devoir rappeler les principaux traits de la description de ces auteurs.
Les accidents de l’eucéphalopathie seraient habituellement précédés de prodromes. C’est tantôt une céphalalgie persistante dont se plaint le malade, tantôt des vertiges, tantôt des fourmillements dans les membres. Parfois aussi, les accidents sont précédés d’une amorause complète. Enfin Île saturnin présente parfois, pour Grisolle, de l’albuminurie et des signes de néphrite saturnine, Le rein peut être touché d’une