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autre facon et c’est au décore d’une colique néphrétique (?) qu ‘apparaissent les accidents encéphalopathiques. È
Plus rarement, c’est brusquement, inopinément, sans prodromes qu’on voit surverir les accidents cérébraux.
Insidieux où brusques en leur début, ces accidents évoluent soit sous lPaspect clinique du délire, soit sous celui des convulsions épileptiformes, soit encore sous la forme comateuse; ces trois formes classiques sont rarement aussi tranchées : habituellement, elles s’entremêlent et succèdent l’une à l’autre pour constituer une 4° forme, la forme mixte.
1% La forme délirante englobe toutes les variétés de délire; souvent c’est un délire calme, tranquille, transitoire; d’autres fois, c’est un délire continu, semé de paroxysmes, avec hallucinations. On peut voir aussi éclater un véritable accès de manie aiguë. Ce délire dure quelques jours, parfois entrecoupé de période comateuse, puis il guérit. Mais dans certairs cas, la psychose peut persister et s'orienter vers üne forme chro-
nique.
2° La forme convulsive est ün accès épileptiforme : l'aura fait défaut, mais on voit survenir, après la pha- à se tonique, des convulsions généralis'es, cloniques, auxquelles font suite le coma. Ces accés peuvent être remplacés par des équivalents; chute brusque du corps, avec abolition de la sensibilité: c'est le vertige épileptique. Dans certains cas, ils peuvent être subin-
trants, constituant un véritable état de mal.
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3° La forme comateuse, prüunitice ou secondaire à
lune des précédentes formes, est un coma plus où moins profond, dans lequel le pouls, la respiration restent réguliers; les pupilles sont dilatées.
4° La forme mirte débute habituellement par de 5x torpeur, avec délire, puis le coma s'accentue, entrecoupé d'accès épileptiformes (1).
Cette symptômatologie complexe et polymorphe repose-t-elle au moins sur un substratum anatomique unique qui puisse donner de l'unité à l’encéphalopathie?
Nullement.
Ces lésions anätomiques sont assez imprécises. Dans bien des cas, il n'y à pas de modification appréciable des centres nerveux. Pourtant, Martin Solon et Grisolle s'accordent pour décrire un aspect particulier de l'excéphale, un état de mollesse avec coloration jaune: les circomvelutions cérébrales sent pressées et aplaties les unes contre les autres: d'où la comparaison demeurée classique du cerveau des saturnins avec de la pâte de quimnaurve.
Devant la pauvreté, l’inconstance des lésions’ anatémiques, la pathogénie de l’encéphalopathie saturnine demeura discutée, Attribuée à -l’imprégnation des centres nerveux par le plomb — fait d’ailleurs vé-
rifié par Meillière, — elle fut regardée aussi comme
(1) A cette description classique de l’encéphalopathie saturnine, il faut adjoindre un syndrome de pseudo-paralysie générale, décrit Vallon et réétudié par Sicard. Nous verrons comment
il doit être interprèté.
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l'expression de l’anémie ou de Phypertension céreprale. D’aucuns aussi, la tiennent pour de lPhystérie.
La coexistence fréquente, mais non constante, des lésions de néphrite saturnine, fit aussi regarder l’encéphalepathie comme de l'urémie dont la description clinique de Grisolle la rapprochait déjà. C'était nier Pencéphalopathie en tant qu’entité morbide spéciale. |
L'indécision régnait donc sur la nature de l’encéphalopathie saturnine, admise par les uns, niée par les autres.
C’est alors'que M. le Dr Mosny, notre maître, entreprit de pratiquer la ponction lombaire chez les saturnins, aussi bien au cours des accidents dits d’encéphalopathie que de tous les accidents du saturnisine.
Il put ainsi, par l’examen du liquide céphalo-rachidien, décéler la présence d’éléments cellulaires qui témoignent de l’irritation des méninges. Par cette biopsie du liquide céphalo-rachidien, le D° Mosny découvrit une nouvelle lésion, celle-ci, toujours semblable à elle-même, la leucocytose qui réalisait un substratisme anatomique considérable. Mais cette lésion elle-même n'était pas superposable à l’ancienne céphalopathie, Tous les cas d’encéphalopathie ne s’accompagnent pas de réaction méningée, tandis que certains accidents, comme la colique de plomb, peuvent, même sans symptômes d'ordre nerveux, s'associer à une Iymphocytese rachidienne.
Cette leucocytose rachidienne qui met un sien entre des faits disparates témoigne dans tous les cas d’une
irritation méningée qui permet de concevoir différem-
ment les divers accidents et en particulier les ac-
cidents nerveux du saturnisme.
Bon nombre de cas étiquetés hier encéphalopathiques deviennent, après la ponction lombaire, méningite saturnine.
La superposition, cependant, n’est pas absolue, et il ne s’agit pas ici d'appeler par un autre nom une chose déjà connue, à cause de la simple découverte d’un signe nouveau. Beaucoup de cas qu’on eut rangés autrefois dans l’encéphalopathie saturnine, n’appartiennent pas à la méningite saturnine, en ce sens qu'ils ne s’accompagnent pas de leucocytose du canal rachidien, et ce dernier critérium permet de les attribuer à une autre cause qu’à la localisation du plomb sur le système nerveux central.
Par contre, le même critérium révèlera une irritation des méninges dans des cas tout différents de ce qu’on appelait l’encéphalopathie saturnine.
La méningite saturnine est plus étendue que l'an cienne encéphalopathie, mais elle est plus précise aus-
si puisqu'elle comporte un signe précis: la leucocytose
rachidienne.
On voit donc que la ponction lombaire permet, par la recherche de la leucocytose céphalo-rachidienne, de grouper autrement qu'auparavant les accidents satuxnins. Au moyen de ce critérium, on peut substituer à la division que nous rappellions en tête de cê chapitre (Paralysie, hystérie, encéphalopathie) une autre division: la paralysie, l’hystérie et la méningite sa-
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