‹ La Méningite SaturnineChapitre 42 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. La ponction lombaire pratiquée systématiquement chez les saturnins à permis à M. Mosny de déceler chez eux, dans certains cas, l'existence d’une leu-

cocytose du liquide céphalo-rachidien.

2. Cette leucocytose, plus ou moins marquée, va de quelques éléments à 200 par champ microscopique, selon les cas. Parmi ces éléments, les lymphocytes existent seuls, ou prédominent; dans ce dernier cas, ils sont associés à des polynucléaires, des mononucléaires grands et moyens, des cellules endothéliales, parfois agminées en placards.

3. Cette réaction cellulaire céphalo-rachidienne n'est pas constante chez tous les saturnins. Elle fait

défaut chez les vieux intoxiqués, et au cours de la

névrite périphérique saturnine notamment. Elle se rencontre: 1. en dehors de tout accident nerveux; 2. avec un cortège symptomatique qui rappelle celui de

la méningite. Cette réaction cellulaire est le substra-

tum commun à tous ces cas, que M. Mosny a réunis sous le nom de méningite saturnire.

4. La méningite saturnine survient le plus souvent dans le décours d’une colique de plomb et lui succède immédiatement. Elle est tantôt lütente (pas de symptômes nerveux) et ne se révèle que par la leucocytose méningée; tantôt fruste (céphalalgie, torpeur, leucocytose céphalo-rachidienne) ; tantôt aiguë.

La méningite aiguë peut affecter divers types cli-

niques qui sont:

a). des formes précoces:

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