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apparente au niveau des membres inférieurs. Les mains ci les pieds présentent des mouvements choréo-athétosiques typiques.
Au niveau de la face, on note des contractures très nettes des petits muscles, en particulier au niveau de , . LE . . » , l'orbiculaire gauche. L’œil droit présente un léger strabisme interne,
En présence de ces crises, l'examen du système nerveux s’imposait dans son intégralité.
L'étude de la motricité ne montre aucune espèce de paralysie. Il n’existe pas non plus de contracture des muscles abdominaux (pas de signe de Kernig, pas de signe de Brudzinski), Il ne semble pas y avoir d’hyperesthésie.
Tous les réflexes tendineux sont exagérés.
Le signe de Chvosteck et le signe de Weiss sont posi-
tifs.
Le signe de Trousseau est très facile à provoquer.
Au point de vue des symptômes fonctionnels, rien à signaler.
La diarrhée du début s’est arrêtée sans faire place à la constipation, il n’y a pas de vomissements.
Comme il est de règle chez les nourrissons, nous avons complété notre examen du système nerveux par la palpation de la fontanelle antérieure : sa tension était considérable, symptôme d'importance capitale. Une ponction lombaire est immédiatement pratiquée : il s'écoule du liquide purulent, mais on ne peut en recevoir que quelques gouttes. L’enfant reçoit aussitôt 30 cc. de sérum antiméningococcique (10 intrarachidiens + 20 intramusculaires) et 10 ec. de sérum antipneumococcique.
Quant à l’étude des autres appareils, elle reste complètement négative. Le foie et la rate semblent normaux.
Rien aux poumons ni au Cœur.
né de l re très Enfin l’examen général de l'enfant le montre t
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amaigri, hypotrophique, pesant 2 kil. 455, La température est normale à 37°1, le pouls régulier à 110.
De toute cette étude, il résultait qu’on avait incontestablement affaire à une méningite purulente, ainsi qu’en témoignait la ponction lombaire, méningite à forme tétanique et qui offrait un contraste vraiment frappant entre l'écoulement pénible du liquide céphalo-rachidien à l’orifice lombaire, et l’hypertension considérable que semblait révéler la tension excessive de la fontanelle.
Le 21 janvier, une seconde ponction lombaire est tentée sans plus de succès. Or la fontanelle est de plus en plus tendue et les crises convulsives se répètent. Afin d'amener une décompression intracranienne, une ponction intraventriculaire gauche est pratiquée par l’angle externe de la fontanelle antérieure, elle ramène facilement 10 cc. de liquide purulent. 7 cc. de sérum antiméningococcique sont alors immédiatement injectés dans le ventricule, 20 cc. de sérum antiméningococcique et 10 ce. antipneumococcique sont injectés dans les muscles.
Le 22, nouvelle ponction ventriculaire de 20 cc. et injection intramusculaire de 20 ce. de sérum antiméningo et de 20 cc. de sérum antipneumo.
Les 15, 26, 27 janvier, injections intramusculaires de 20 ce, de sérum antipneumo et de 10 ce. de sérum antistreptococcique. Depuis lors on n’a fait aucune injection de sérum.
Entre temps, les ponetions ventriculaires sont poursuivies régulièrement. Depuis la première ponction, le 21 janvier 1923, il a été procédé à 20 ponctions intraventriculaires; 860 cc. de liquide céphalo-rachidien ont ainsi été retirés du 21 janvier au 23 mars. Les crises consulsives se sont progressivement espacées. Un retour des crises, était, au début, avec la tension de la fontanelle, l'indication de la ponction ventriculaire. A cette
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date, d’ailleurs, les crises sont devenues exceptionnelles, : depuis près d’un mois, sous l’influnce des ponctions et de l’usage du gardénal, et c’est sur la seule tension de la fontanelle qu’est pratiquée la ponction veatriculaire.
Pendant toute cette période, l’enfant, au sein maternel, a augmenté régulièrement de poids (il pèse 4 kil. 200 le 14 mars). Sa température est restée absolument normale. Le signe de Chvosteck, le signe de Trousseau ont disparu. L’examen ophtalmoscopique pratiqué le 10 mars par le D' Moulonguet n’a rien révélé d’anormal et a montré qu’il n’y avait pas trace d’otite. Il n'existe plus qu’un seul symptôme, et par intermittence : c’est la tension de la fontanelle antérieure. Examiné quelques heures après une ponction, cet enfant apparaît tout à fait normal et il semble impossible de soupçonner affection des méninges.
Tous les trois au quatre jours, la ponction est nécessaire. Le liquide retiré sous pression repousse le piston de laiguille. Les cinq dernières ponctions ont ramené un liquide séro-purulent, hémorragique. Les dernières ponctions ont retiré un liquide successivement hémorragique, puis clair, montrant qu’il ÿ avait des adhérences limitant des loges indépendantes. Une injection intraventriculaire d’un centimètre cube d’une solution de bleu de méthylène à 1 % ne colore pas le liquide céphalo-
rachidien retiré par ponction lombaire, 10, minutes plus.
tard. C’est seulement trois quarts d’heure après l’injection qu’il se colore légèrement en bleu. Cette épreuve confirme donc ce que la clinique faisait prévoir : à savoir l’absence de communication entre les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens des méninges rachidiennes.
À part les quelques injections de sérum faites au début, le traitement consista exclusivement en ponctions évacuatrices et dans l’emploi d’un auto-vaccin.
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Il nous faut maintenant insister sur les caractères du microbe. Les premières lames faites avec le culot de centrifugation montrent, au milieu de polynucléaires altérés, des cocci prenant le Gram, disposés soit deux par deux, soit plus souvent par amas. Certains en capsules font penser au pneumocoque. Il est inipossible de retrouver des méningocoques sur les lames.
L’ensemencement sur gélose ordinaire et sur gélose ascite montre sur les tubes de petites colonies fines au bout de 24 heures.
Après coloration par la méthode de Gram, on reconnaît des cocci disposés en amas absolument comparables aux greffes du staphylocoque. Il faut noter cependant que de temps en temps on trouve une petite chaînette, certains cocci isolés apparaissent même encapsulés. Si l'aspect sur lame est celui du staphylocoque, l’aspect microscopique des colonies sur gélose n’est pas celui de ce microbe., D'ailleurs piqué en gélatine il ne la liquéfie pas. D'autre part, ensemencé en bouillon ordinaire, il le trouble légèrement, mais en bouillon-sérum l'aspect est celui du streptocoque le plus typique : chaînettes grosses et courtes. Aucun élément n’est encapsulé.
Ensemencé sur les différents sucres, il attaque le glucose, le maltose, le saccharose et n’attaque pas le lactose.
Ensemencé sur milieu au sang, il ne s’est jamais montré hémolytique.
En outre 1 ce. de bile de lapin ajouté à 3 ce. de culture en bouillon ne provoque pas l’éclaircissement de la culture. :
Inoculé au lapin au niveau de la base de l'oreille (injection de 2 cc. de culture en bouillon) il produit un érysipèle typique.
Inoculé au cobaye (injection intrapéritonéale de 2 cc. de culture en bouillon de 36 heures) il le tue en 48 heures,
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nous avons tué ainsi 3 cobayes. A l’autopsie nous avons retrouvé une fois une pleurésie purulente très nette, et deux fois un léger exsudat séro-purulent avec des foyers multiples d’infarctus pulmonaire. Le liquide pleural et le sang du cœur contiennent ce même microbe, Il se présente toujours sous la forme d’amas, de grappes comme dans le liquide céphalo-rachidien. Ensemencé en bouillon-sérum il reprend sa forme caractéristique en chainettes.
Jusqu’au 2 mars, toutes les ponctions pratiquées ont ramené un liquide séro-purulent où il était extrêmement facile, par le simple ensemencement sur géloëe ordinaire, de retrouver le streptocoque. Depuis lors, les ponctions ont ramené un: liquide tantôt ambre, xantho-chromique, tantôt légèrement hémorragique. L’ensemencement sur les différents milieux est actuellement négatif.
L'examen du culot de centrifugation ne montre plus que des hématies, de très rares macrophages. On ne retrouve ni polynucléaires, ni lymphocytes.
Ajoutons qu’une hémoculture faite le 23 janvier 1923 (prise de sang dans le sinus longitudinal supérieur) permit de retrouver dans le sang ,après ensemencement sur gélose ordinaire, un microbe qui avait tous les caractères du microbe constaté dans le liquide céphalo-rachidien.
Le 30 mars, les crises ont cessé complètement et, bien qu’on ne pratique plus de ponctions, la fontanelle ne présente pas d’hypertension manifeste.
Mais l’état général qui jusque-là était demeuré satisfaisant commence à s’altérer. L'enfant qui augmentait régulièrement de poids reste stationnaire depuis quelques jours.
Dans la première semaine d’avril une aggravation considérable de l’état général fait son apparition, caractérisée par un amaigrissement notable et une élévation