‹ La Méningo-épéndymite streptococcique du nourrissonChapitre 20 sur 28 · NS · texte numérisé non relu

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date, d’ailleurs, les crises sont devenues exceptionnelles, depuis près d’un mois, sous Pinflunce des ponctions et de l’usage du gardénal, et c’est sur la seule tension de la fontanelle qu’est pratiquée la ponction veantriculaire.

Pendant toute cette période, l’enfant, au sein maternel, a augmenté régulièrement de poids (il pèse 4 kil. 200 le 14 mars). Sa température est restée absolument normale. Le signe de Chvosteck, le signe de Trousseau ont disparu. L’examen ophtalmoscopique pratiqué le 10 mars par le D' Moulonguet n’a rien révélé d’anormal et a montré qu’il n’y avait pas trace d’otite. Il n’existe plus qu’un seul symptôme, et par intermittence : c’est la tension de la fontanelle antérieure. Examiné quelques heures après une ponction, cet enfant apparaît tout à fait normal et il semble impossible de soupconner l'affection des méninges, | Tous les trois au quatre jours, la ponction est nécessaire. Le liquide retiré sous pression repousse le piston de l'aiguille. Les cinq dernières ponctions ont ramené un liquide séro-purulent, hémorragique. Les dernières ponctions ont retiré un liquide successivement hémorragique, puis clair, montrant qu’il y avait des adhérences Hmitant des loges indépendantes. Une injection intraventriculaire d’un centimètre cube d’une solution de bleu de méthylène à 1 % ne colore pas le liquide céphalorachidien retiré par ponction lombaire, 10 minutes plus tard. C’est seulement trois quarts d’heure après l’injection qu’il se colore légèrement en bleu. Cette épreuve confirme donc ce que la clinique faisait prévoir : à savoir l’absence de communication entre les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens des méninges rachidiennes.

A part les quelques injections de sérum faites au début, le traitement consista exclusivement en ponctions évacuatrices et dans l’emploi d’un auto-vaccin.

bout de 24 heures.

ne. Qu

Il nous faut maintenant insister sur les caractères du microbe. Les premières lames faites avec le culot de centrifugation montrent, au milieu de polynucléaires altérés, des cocci prenant le Gram, disposés soit deux par deux, soit plus souvent par amas. Certains en capsules font penser au pneumocoque. Il est impossible de retrouver des méningocoques sur les lames.

L’ensemencement sur gélose ordinaire et sur gélose ascite montre sur les tubes de petites colonies fines au

Après coloration par la méthode de Gram, on reconnaît des cocci disposés en amas absolument comparables aux greffes du staphylocoque. Il faut noter cependant que de temps en temps on trouve une petite chaînette, certains cocci isolés apparaissent même encapsulés, Si Paspect sur lame est celui du staphylocoque, laspect microscopique des colonies sur gélose n’est pas celui de ce microbe. D’ailleurs piqué en gélatine il ne la liquéfie pas. D’autre part, ensemencé en bouillon ordinaire, il le trouble légèrement, mais en bouillon-sérum laspect est celui du streptocoque le plus typique : chaînettes grosses et courtes. Aucun élément n’est encapsulé.

Ensemencé sur les différents sucres, il attaque le glucose, le maltose, le saccharose et n’attaque pas le lactose. |

Ensemencé sur milieu au sang, il ne s’est jamais montré hémolytique.

En outre 1 cc. de bile de lapin ajouté à 3 cc. de culture en bouillon ne provoque pas l’éclaircissement de la culture.

Inoculé au lapin au niveau de la base de l'oreille (Gnjection de 2 ce. de culture en bouillon) il produit un érysipèle typique.

Inoculé au cobaye (injection intrapéritonéale de 2 ce. de culture en bouillon de 36 heures) il le tue en 48 heures,

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