CONCLUSIONS
1) La méningite streptococcique du nourrisson est rare. Elle succède à l'infection ombilicale, avec ou sans érysipèle et à l’otite, parfois à l’inflimmation du rhino-pharynx.
Une marche rapidement fatale, souvent même foudroyante, caractérise habituellement cette affection.
2) Cependant il existe chez le nourrisson une méningo-épendymite subaiguë due au streptocoque, et cette forme peu commune offre les particularités suivantes (Debré et Sèmelaigne; Lesné et Marquézy).
a) Elle apparaît dans les premières semaines de la vie. Son début apyrétique et insidieux se traduit cliniquement par quelques phénomènes convulsifs auxquels viennent s'ajouter des signes d’hypertension intracrâänienne (Tension de la fontanelle antérieure, somnolence, strabisme, etc.).
b) L'apyrexie est absolue pendant la longue durée de la maladie. L'état général reste satisfaisant, les fonctions digestives sont normales, l’accroissement pondéral de l’enfant est assez régulier, Mais des périodes d’aggravation subite s'observent parfois.
Les manifestations cliniques consistent donc en
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symptômes d'hypertension intracrânienne et en signes d’irritation du névraxe (convulsions, spasticité musculaire...) |
c) L'infection est électivement localisée au système ventriculaire, et seule la ponction de la fontanelle antérieure permet un diagnostic précis. Elle donne issue à un liquide hypertendu et louche, conte- : nant des streptocoques; tandis que la ponction lombaire donne péniblement issue à quelques centimètres cubes d’un liquide stérile.
d) Après plusieurs mois d'infection et sans autre traitement que les ponctions évacuatrices des ventricules, le liquide céphalo-rachidien devient aseptique.
Malgré cette éventualité, l’évolution est variable
tantôt la mort survient dans une cachexie terminale, |
tantôt, au contraire, la guérison s'affirme et la méningo-épendymite subaiguë est alors curable (Robert Debré et Semelaigne).
Le pronostic à lointaine échéance dépend de
l'importance des séquelles, notamment de la persistance d'une hydrocéphalie et de troubles oculaires
graves.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président H. ROGER. MARFAN.
Vu £T PERMIS D’'IMPRIMER :
Le Recteur de l'Académie de Paris,