‹ La Méningo-épéndymite streptococcique du nourrissonChapitre 26 sur 28 · EUR LM · texte numérisé non relu

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disparu, les fonctions digestives sont normales, l’état général reste satisfaisant.

Ces faits montrent une fois de plus l'intérêt des ponctions ventriculaires. Elles permettent un diagnostie exact et constituent une thérapeutique souvent efficace.

6° Consécutivement à son inflammation méningée, notre petit malade présente actuellement une hydropisie ventriculaire progressive malgré les ponctions répétées. Après une aussi longue période d’irri-. tation infectieuse, des altérations chroniques doivent en effet subsister au niveau de l’épendyme, des plexus choroïdes ou des orifices ventriculaires.

Le nourrisson est maintenant exposé aux accidents propres à l’hydrocéphalie et le pronostic ultérieur dépend de l’évolution de cette redoutable séquelle. Il arrive d’ailleurs que le processus morbide s'arrête. La maladie est alors fixée; maïs la plupart du temps, l'enfant présente, en plus de sa tête énorme, un développement physique et intellectuel très gravement troublé,

D'autre part, les constatations ophtalmoscopiques font craindre une cécité définitive. Certes, Leyden en 1874 et Netter en 1901, ont insisté sur la tendance à l'amélioration que montrent souvent les complications oculaires des méningites; mais dans le cas présent, la décoloration de la papille, l'extrême faiblesse du réflexe photo-moteur dénotent une atteinte sévère nerf optique, et la persistance de l’hydrocéphalie ne

PSS et

peut malheureusement qu’accentuer cette atrophie papillaire.

Nos, à CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

En résumé, la méningo-épendymite subaiguë dont nous venons de reproduire deux observations, est une forme peu commune de la méningite streptococcique du nourrisson.

Elle débute insidieusement dans les premières semaines de la vie et ses manifestations cliniques traduisent l'hypertension intra-crânienne due à la distension des cavités ventriculaires.

Une apyrexie absolue, une évolution de plusieurs mois, un ‘état général souvent satisfaisant, bien que soumis à des alternatives d’aggravation subite, constituent ses caractéristiques habituelles.

Affection toujours redoutable, elle est cependant susceptible de guérison (Robert Debré et Sèmelaigne).

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