‹ La Méningo-épéndymite streptococcique du nourrissonChapitre 8 sur 28 · FO: Ÿ · texte numérisé non relu

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Il se répand alors dans les espaces sous-arachnoïdiens, dans les mailles conjonctives de la pie-mère, et suscite des lésions anatomo-pathologiques qui n'offrent d'ailleurs aucune particularité saillante réactions séreuses ou purulentes témoignent de la streptococcie méningée comme de toute autre forme bactériologique; et, dans son Traité des Maladies des Enfants, Hutinel signale un cas d’envahissement du liquide céphalo-rachidien par le streptocoque au cours d’un érysipèle, sans réaction méningée, sans formule leucocytaire, faits relatés au sujet du colibacille par Griffon et Abrami (Soc. Méd. Hôp. Paris 1906), et surtout décrits par les auteurs à propos du pneumocoque (Ribadeau-Dumas et Debré. Presse Médicale 16 janv. 1909).

Faits expérimentaux. — Expérimentalement, Van Caneghem (Gand) put reproduire chez le cobaye, le lapin et le chien la méningite streptococæique en injectant dans la cavité sous-arachnoïdienne de ces animaux une culture en bouillon de streptocoques hémolytiques virulents. Son important travail publié

en 1914 mit en lumière, à côté de la variabilité de la

symptomatologie, une tendance presque constante du streptocoque à quitter la surface du cerveau pour se localiser, d’une façon élective, dans le système ventriculaire.

Mais si la guérison spontanée vint terminer, la plupart du temps, la méningo-encéphalite expérimentaledeCaneghem, il n’en fut pas de même après

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les inoculations de streptocoques en pleine substance cérébrale réalisées par J. Mendel.

Dans cette nouvelle catégorie d'expériences faites en vüe d'établir la virulence du microbe de Féhleisen pour la souris, l'injection intra-crânienne, même à dose minime, amena toujours dans un délai plus ou moins long, la mort de l’animal par septicémie « Ces résultats semblent indiquer que ta substance cérébrale n’est pas capable de se défendre contre le streptocoque aussi bien que le tissu cellulaire souscutané et la cavité péritonéale » (Contribution à l'étude de l'infection streptococcique expérimentale. Soc. Biologie, Paris 1922. J. Mendel.)

. La Méningite à streptocoques chez le nourrisson

Si la littérature n'est déjà pas extrêmement riche en méningites à streptocoques de l’adulte et du grand enfant (Netter, Oettinger et Malloisel, Nobécourt, Roger Voisin, etc..), elle n'offre que de très rares faits de ce genre en ce qui concerne le nourrisson.

Sans donner à l'inflammation pie-mérienne qu’il provoque une indépendance absolue tout microorganisme susceptible d'envahir les espaces sousarachnoïdiens n’en possède pas moins des caractères biologiques qui lui confèrent certaines particularités.

Aussi nous exposerons dans ce chapitre les

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quelques notions étiologiques et cliniques applicables à la méningite streptococcique du nourrisson.

ETIOLOGIE

INFECTION OMBILICALE. — Sirmone, Hanot, Widal et Wallich ont signalé dés cas probants d’infection streptococcique congénitale par contamination in utéro, la transmission de la mère au fœtus empruntant la voie placentaire. A. ce point de vue, Bonnaire rapporta une observation de méningite cérébro-spinale à streptocoques de la mère expulsant un fœtus chez lequel on retrouva” du streptocoque dans les méninges et dans le sang.

En dehors de ces faits exceptionnels, l'infection ombilicale mérite toujours, malgré les progrès de l’asepsie et de l’antisepsie, de conserver son rang primordial dans l’étiologie de maints tableaux morbides présentés par le nouveau-né. Bien plus, dans sa thèse de Paris (1900), Audion avait même cru pouvoir conclure que « chez la plupart des enfants qui meurent dans les deux ou trois premières semaines, les phénomènes ombilicaux sont l’origine ou le siège des accidents mortels ». Si les espèces microbiennes conditionnent dans une certaine mesure les processus pathologiques de l'omphalite, la localisation du coccus virulent semble être un facteur autrement

important : les vaisseaux sanguins étant en effet le

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