II PREFACE
aux archives communales de Saini-Malo et de Saint-Servan.
Ordinairement nous avertissons le lecteur quand un document est nouveau, mais, afin de ne pas interrompre ou alourdir la suite du récit, nous avons omis cette indication nombre de fois, surtout dans le chapitre XXXVI. Cela fera compensation avec les écrivains qui appellent inédites les pièces qualifiées ainsi dans les ouvrages antérieurs, ou qui coupent en deux une lettre pour répéter deux fois le signalement de leur découverte, ou qui crient Terre ! Terre ! quand ils ont trouvé un brouillon à peu près sans valeur.
Nous n'avons pas toujours adopté les dates des éditeurs pour la correspondance de La Mennais, grâce aux vérifications que nous avons pu faire. Ainsi, dans le recueil de Blaize, la lettre 7 est d'octobre 1805 {et non pas 1809), la lettre 13 est du 24 octobre 1805 {et non pas 1809) ; dans le recueil de Laveille, la lettre 141 est du 11 décembre 1825 {et non pas 1827), etc.
Toutes les phases de la vie et toutes les manifestations de la pensée du sociologue breton sont scrutées ici avec le même soin et la même impartialité. Notre livre n'est pas une thèse, rien donc n'y est plié au gré de théories préconçues, rien n'y est groupé artificieusement en vue d'une démonstration quelconque, tout y procède uniquement des sources historiques ou littéraires, tout se déroule en simples exposés des idées, en récits des faits, en constatations des échecs ou des succès. Renseigner le lecteur avec une scrupuleuse exactitude, en lui abandonnant l'honneur de disserter sur les personnages et les choses, en lui laissant la charge d'approuver ou de condamner, tel est notre programme. Le point de vue des adversaires de La Mennais est mis en lumière, comme les faiblesses ou les fautes de notre héros sont relevées avec minutie. L'historien n'a pas