‹ La MennaisChapitre 3 sur 65 · PREFACE III · texte numérisé non relu

PREFACE III

le droit d'être dupe, ni celui de tromper par omission calculée.

Qu'on s'épargne la peine de nous faire un procès de tendance. Nous n'eussions pas été sans restrictions l'adepte de l'illustre Malouin à aucun moment de ses polémiques. Comme notre cher Montaigne nous dirions volontiers : « Je ne sçay pas m' engager si profondément et si entier ; quand ma volonté me donne à un party, ce n'est pas d'une si violente obligation que mon entendement s'en infecte. » Mais nous ne dissimulerons pas notre sympathie pour le grand écrivain, qui montra une horreur si rare du mensonge, un amour de l'humanité si plein de dévouement, et, malgré quelques erreurs manifestes, une divination si juste et si féconde de l'avenir.

Des amis nous ont rendu service, soit en facilitant nos investigations dans les bibliothèques et les archives, soit en faisant des recherches à notre intention, soit en nous donnant leurs remarques sur tel chapitre de notre ouvrage. Nous sommes heureux de leur dire notre reconnaissance.

Comme la collection à laquelle appartient ce livre ne comporte pas d'annotations, nous n'avons pu citer des historiens, des critiques, des Ménaisiens, pour qui nous professons une vive estime. Leur nom paraîtra dans une bibliographie de La Mennais, qui formera un volume à part, — si les circonstances nous permettent de publier cet instrument de travail.

Rennes, le 1" juillet 1921.

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