‹ La mensuration thoraciqueChapitre 7 sur 18 · SU · texte numérisé non relu

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inconvénients des autres méthodes, en possède les avanlages et y en ajoute de nouveaux, à donné entre les ” mains de M. Maurel et celles de ses élèves, les meil- , leurs résultats. Elle a permis à son auteur d'étudier le thorax de l'adulte normal d’une façon complète et d'établir certains rapports entre la section thoracique, d’une part, la taille, le poids, et la surface cutanée, d'autre part, qui, outre leur intérêt théorique, donnent sur la valeur physiologique d'un sujet quelconque, les indications les plus précises. »

M. Maurel nous montre, d’ailleurs, bien dans son ad mirable traité de l’hypohématose,comment après avoir eu toutes sortes de surprises avec les mensurations obtenues par le ruban métrique, malgré toutes les précautions prises pour < bien préciser les points de repère, ne prendre que des rubans dont il fût sûr, placer le ma- lade d’une manière symétrique, le mesurer toujours à la même heure, à la même hauteur, dans la même situation, etc. », et tout en ayant « adopté un mode de mensuration uniforme », il en ‘était arrivé à conclure «que les mensurations devaient certainement être prises, mais qu’elles demandaient toujours à être confirmées par les autres symptômes ; qu’elles entraient pour leur part dans le cortège des symptômes aidant le diagnostic, mais qu’il fallait se garder de leur donner aucune prépondérance sur les autres ; et qu’enfin, ce n'était qu’à la condition de se tenir en garde contre leurs êrreurs, qu'elles pouvaient rendre des services.

« C’étaient donc là mes idées sur la mensuration ge

la poitrine, quand, à la fin de l’année 1886, je repris

cette question... » A partir -de ce moment, les recherches de cet auteur vont porter presque exclusivement sur la pleurésie ; il reprendra cette idée, bien mise en relief par Chomel, que la poitrine « peut s’agrandir en s'arrondissant », vérifiera à l’aide du compas d’épaisseur et de l'instrument de Nielly, que « les cas dans lesquels on devait conclure à un agrandissement de la poitrine, et où cet agrandissement n’était pas constaté par le ruban métrique, étaient des cas de déformation dans lesquels les diamètres antéro-postérieur et oblique augmentaient, et où le graphique s’éloignait de la forme type de la poitrine pour se rapprocher de la circonférence », et il arrivera à cette conclusion : « que les indications fournies par le ruban métrique employé seul sont sans garantie », puisque les mensurations au ruban métrique n’indiquent jamais des modifications . de cette sorte.

Dès lors M. Maurel suivra les pleurésies en complétant les indications du ruban métrique par celles du compas d'épaisseur et du cyrtomètre de Nielly et c'est en modifiant ce dernier appareil suivant les besoins du moment qu'il arrivera à établir le modèle du cyrtomètre dont il va désormais se servir. « Mais jusque-là ajoute l’auteur, je n’avais fait que mesurer le périmètre et les diamètres ; et, si je prenais les graphiques, si même je les comparais entre eux, ce n'était que pour saisir des différences de formes ou bien même des différences de dimensions, mais sans chercher une grande rigueur. » Or le nombre des pleurétiques observés augmentant, le nombre des tracés graphiques

L'odtee

s’agrandissait dans des proportions plus considérables, et c’est justemeni là la raison qui conduisait l’auteur à la dernière modification qu'il devait imprimer à son mode de mensuration : « S'il est facile, en effet, dit le le professeur Maurel, de comparer deux ou trois tracés ; grand est l'embarras quand ils deviennent plus nombreux. Pour y remédier, j’eus la pensée d'utiliser des feuilles centimétriques que j'avais fait faire autrefois pour la mensuration des sections craniennes. »

M. Maurel n’eut qu'à se louer des beaux résultats obtenus par ce procédé. Sa tâche fut extraordinairement facilitée pour ce qui est de la comparaison des divers tracés obtenus au cours d’une même maladie. De plus, et il le dit lui-même, «il vit dès ce moment toutes les surprises disparaître ; sans plus tenir compte des divers diamètres ou du périmètre, la série des sections thoraciques était toujours en parfaite concordance avec l'évolution générale de la maladie. Il ÿ eut mieux, c'est que lorsqu'un désaccord se produisait entre la marche de la section thoracique et les autres symptômes, je voyais l’avantage rester à la mensuration : 40! était elle qui me donnait toujours les indications les plus sûres. » A partir de ce moment, M. Maurel renoncera à tout autre instrument et s’en tiendra désormais au ruban métallique et à la mensuration de la section. Nous réservons pour les chapitres qui suivent la description de l'instrument employé et de la technique suivie, ainsi que les applications cliniques qui en ont été faites. :

Depuis ces remarquables travaux, ‘a mensuration thoracique a donné lieu à d’autres recherches, parmi

NA br Aésquelles nous citerons celles de MM. Reboul, Malbec et de mon maître G. Rosenthal.

Mais en dehors du centimètre symétrique de Rosenthal, ces différents auteurs ont peu ajouté aux procédés employés; ils se sont surtout appliqués à montrerquel bénéfice la clinique journalière pouvait en tirer. Nous

aurons d’ailleurs à revenir sur ce sujet,

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