J. J. Monteiro. Angola and the river Congo, I, p
à la sorcellerie, puisqu'il n'y a pas de hasard. Nous en avons vu plus haut des exemples ' : en voici encore quelques autres. Un Cafre qui, seul de sa troupe, avait guéri, de la variole, fut tac pendant la nuit par d'autres membres de sa tribu Pour justifier ce meurtre, ils alléguèrent qne c'était lui qui, par sorcellerie, avait attiré le malheur stir le kraal ~. — « Pendant une épidémie qui régna ici (aux îles Fidji) il y a quelques mois, comme nous fûmes seuls exempts de la maladie, nos insulaires imaginèrent que nous étions la cause du fléau, et inventèrent un conte sujet. «Tavais, disaient-ils, une boîte mystérieuse, et quand je l'ouvrais les fièvres se répandaient dans le pays' . » Aussi, môme quand un indigène connaît le moyen d'éviter un malheur qui s'approche, ilaimera mieux lesubir avec lés autres que d'y écliappcr tout seul, et il n'essaiera pafc de s'y soustraire. Chez les Waschambaa, « un indigène' sait b'ieh qu'il pourrait chasser la nuée de sauterelles par des étàs, en battant du tambour, ou par la fumée d'un feu qu'il se hâterait d'allumer. Mais il n'a pas recours à ces moyens/car si son champ se trouvait ainsi épargné. - s voisins moins heureux l'accuseraient aussitôt de sorcellerie : le fait que seule, sa plantation n'aurait pas souffert, en serait la preuve. Bien plus, ils lui imputeraient d'avoir envoyé les sauterelles sur les champs de ses voisins. C'est pourquoi, pour se défendre contre elles, on n'emploie que des procédés magiques4. » Pourquoi les sauterelles sont-elles venues dévorer les récoltes des Waschambaa ? Sûrement une influence magique les a attirées.