‹ La mentalité primitiveChapitre 70 sur 333 · Ibd., LXVIII, 1, p. 114-5. (Rambaud · texte numérisé non relu

Ibd., LXVIII, 1, p. 114-5. (Rambaud

3. D» Wangemann. Die Berliner Mission im Koranna Lande, p. 207.

4. A. Merensky. Erinnerungen aus dem Missionsleben im S. 0. Afrika, p. 94,

n'eût pas encore eu de rêves : pourtant, il cherchait bien sincèrement et priait beaucoup. Le contenu de ces rêves nous paraissait souvent insignifiant; mais les indigènes étaient d'un autre sentiment, et ces rêves leur laissaient souvent des impressions durables1. » La réflexion et l'inquiétude de Podumo sont significatives. Si Dieu tient sa conversion pour agréable, comment se fait-il qu'il ne le dise pas ? Et s'il voulait le dire, ne parlerait-il pas à Podumo pendant son sommeil, comme font les amatongo ?

En Afrique équatoriale, les rêves ont une signification toute semblable. Pour ne citer qu'un exemple, « les Azande (du Haut Congo) croient que les morts font connaître, la nuit, leurs volontés aux vivants. Les rêves sont pour eux la réalité, et ils sont persuadés, lorsqu'ils voient un parent défunt en rêve, avoir avec son esprit un entretien pendant lequel le mort donne ses conseils, exprime sa satisfaction ou son mécontentement, ses aspirations et ses désirs. Il peut arriver que le trépassé demande de cette manière un esclave pour le soigDer. On consulte alors le benget, et si l'oracle prédit des malheurs dans le cas où il ne serait pas fait droit aux désirs du mort, on casse bras et jambes à un esclave, et on le dépose sur la tombe, où il meurt de souffrances et de faim.

« Dans le cas où il n'est pas possible de sacrifier un esclave, une veuve du défunt est immolée de la même façon2. »

Nulle part l'influence des rêves sur la vie quotidienne des sociétés inférieures n'a été mieux mise en lumière

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