SCENE XII Les Mêmes, GEORGES NATTIER
Georges.
— Eh bien! quoi?... Que se passe-t-il donc, maman r... Tu veux te séparer de .Mme Deloche?... Elle pleure?... Voyons, mon oncle, Pierre, que lui avez-vous dit? Qu'est-ce qu"on lui a fait?
.Marie.
— Oh! monsieur Georg-es, si vous saviez ...
— Je te prie de nous laisser, Georges, tu n"as rien à faire ici. Vois donc plutôt à ce qu'on attelle pour reconduire madame à Versailles.
Marie.
— C'est cela, que je m'en aille... que je m'en aille,. •• vite....
Georges, ci Marie.
— Attendez. (.4 la Comtesse.) Je regrette de te désobéir, ma mère ; mais, Lucile m'ayant prévenu que madame nous quitte, à cause de moi, il me semble que ma présence ici et une explication sont indispensables.
La Comtesse.
— Comment oses-tu me parler de Lucile, quand tu es en train de la berner, de la délaisser, elle, digne en tout point de toi, de nous, pour une personne?...
Georges.
— Mais je ne te comprends pas, maman.
Qui ai-je berner qui ai-je tromper Je n'étais donc pas libre? Est-ce ma faute à moi, si tu as formé des projets que mon cœur ne ratifie pas, si tu as fait un rêve que je déranger [Geste vers Marie.) Est-ce sa faute à elle, si je l'aimer
— Georg-es....
Georges.
— Oui, je l'aime, et je ne Tai pas dit plus tôt, parce que je n'en avais pas le droit, parce que je n'étais pas sûr d'être aimé, moi aussi.
La Comtesse.
— Et maintenant, tu te crois sCirr...
.Marie.
— Il a raison.
Georges.
— Sûr comme de ton affection, mère.
La Comtesse.
— Pauvre enfant !
Georges.
— Quant à Lucile. je ne lui ai ùit aucune promesse, aucune. Je suis un honnête homme, et jamais un mot dit par moi ne lui
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a laissé croire.... Eh! d'ailleurs; elle ne maime pas....
Pierre.
— Qu'en sais-tu}
— Je peux vous le certifier, vous le prouver immédiatement. iAlhnt à la porte et appelant.) Lucile!... Lucile!
De Brives, bas, au jeune prêtre.
— L'abbé, avons l'œil sur cette femme.