SCENE VIII Les Mêmes. GEORGES, DE BRIVES
Pierre.
— A'enez vite, elle était là. elle me parlait....
Georges, se précipitant.
— Oh! mon Dieu, comme elle est pâle, et ses mains de glace.... [Penché sur elle.) Marie... ma petite Z\larie.... {Allant à la porte du fond.) .Mère André, un médecin, vite. Il y en a un dans la maison.
De Brives, à Georges revenu près de Marie.
— Ne fetïraye donc pas, mon camarade, ce ne sera rien. Un malaise....
Georges.
— C'est de ma faute. Je suis sûr que c'est moi, avec mes sots reproches, qui l'ai mise dans cet état.
Pierre, il tient la main de Marie.
— Elle respire moins difficilement.
Marie, revenant à elle.
— Ah! c'est Georg-es... et Toncle... et vous. [Se penchant et regardant avec effroi.) Vous êtes seuls?... il n'y a personne autre?
Georges.
— Personne. Tu te sens mieux, ma chérie?
Marie.
— Oui, mais si lasse... ah! brisée....
Mène-moi jusqu'à mon lit.
Georges, vivement.
— Attends, je te porte.
Marie.
— Xon, non, ne me touche pas. Tout me fait mal.
Pierre, sur le devant de la scène, tas.
— Que faut-il que je fasse? Éclairez-moi, Seig-neur, montrez-moi mon vrai devoir.