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MOULURES CURVILIGNES

Fig. 33. — Quart Fig. 34. Fig. 35. Fig. 36. Fig. 37.

de rond ou échine. Cavet. Talon. Doucine. Baguette.

Fig. as. — Ove. Fig. 39. — Tore. Fig. 40. — Bec-de-corbin.

réflexion et méthode, mais suivant qu'elles doivent être do* rées, peintes àla détrempe, peintes à l'huile ou simplement cirées, ils donnent à leurs contours une saillie plus ou moins accentuée. Doivent-elles être dorées, on prend garde de tenir les baguettes plus minces et les dégagements plus forts. Les doit-on peindre, on atténue encore les saillies et on accentue les creux. Et ces précautions sont indispensa-

bles : les moulures, s'empâtant davantage à chaque couche nouvelle qu'elles reçoivent, finiraient, si l'on n'y prenait garde, par n'avoir plus ni modelé ni accent.

En outre, il ne faut pas manquer de tenir compte de la distance à laquelle l'ouvrage que l'on décore sera considéré. Il est clair que les profils chargés d'orner un objet destiné, par sa nature même, à se trouver à la portée de la main, doivent être plus finement achevés que ceux appelés à prendre place sur une muraille située à deux ou trois mètres. Il est nécessaire que ces derniers soient plus grassement exécutés, de façon à ne pas paraître secs et mesquins.

Jadis toutes les moulures étaient poussées à la main sur une espèce d'établi spécial appelé banc à profiler. Aujourd'hui il en est encore ainsi pour quelques moulures compliquées destinées au bâtiment, et pour celles qui ornent les sièges cintrés dits de style Louis XV, où le profil ne suit pas exactement le contour du bâti. Parfois même, dans ces dernières sortes d'ouvrages, les arêtes sont avivées au burin. Mais pour la plupart des autres meubles les moulures sont obtenues à l'aide d'une machine-outil mue par la vapeur et animée d'une vitesse considérable, qu'on nomme toupie, et l'on n'exécute plus guère à la main que les raccords

Fig. 42. — Meuble en noyer (xvne siècle) décoré de moulures.

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