‹ La mer glacée du pôle [microforme]Chapitre 10 sur 105 · SUR LES MERS POLAIRES. XX · texte numérisé non relu

SUR LES MERS POLAIRES. XX

ment de l'axe de la terre par rapport à l’insolation, Le D' Murie, au contraire, estime qu'on accorde trop d’importance à celle-ci; une différence dans l'état électrique “de l'atmosphère expliquerait pour lui la disparition de la “vie animale. D'autres disent que le climat à varié, et non or position géographique des pôles.

’assons maintenant à la zoologie et à la botanique de a période actuelle.

Pour l'ethnologie, d’abord, d'intéressantes études sur Mes migrations des Esquimaux ont jeté quelque lumière eur l'histoire de ces peuplades : on à trouvé des traces

“ie leurs campements sur les rives orientales des ouver- Mtures par lesquelles débouchent les eaux du détroit de mith. Sous le cap Beechey, à six milles au sud du 82° parallèle, le capitaine Feilden, l'infatigable naturaliste de l'Alerte, a découvert les vestiges les plus septenrionaux connus jusqu'à présent du passage des hommes : da carcasse d’un grand traineau de bois, une lampe de Mstéatite et un racloir à neige, très ingénieusement fait ‘une mâchoire de morse. Ce point, où le canal Robeson “ha que treize milles de large, fut sans doute choisi pour da traversée, mais la tribu laissa derrière elle le pesant véhicule, par suite probablement de la nature dangereuse “les glaces qui encombrent le détroit. Le capitaine Feillen conjecture que ce lieu marque l € ultima Thule » “de la marche des races humaines. Au nord, la mer poaire et ses floes effrayants, l'absence complète de la vie “Auimale, ont dû toujours former une barrière infranchisable.

7 Quant aux mammifères, les naturalistes des deux na- “ires, secondés avec zèle par leurs camarades, ont soigneu-

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