SUR LES MERS POLAIRES. XIX
Wil en fut de même jusqu'au 14. À Upernivik, le 25 noembre, le trouble atmosphérique produisait une chaleur le + 7° 1/2 C. Vingt-quatre heures après, dans la région si froide où hivernait Sir George Nares, le thermomètre r ontait subitement et ne s'arrêtait qu'à + 4° 1/2 C. Le apitaine suppose que l'ouragan devait venir de l'Atlanique, la température de Pair étant, à des centaines de hilles sud de l'Alerte, à plusieurs degrés au-dessus de Ile des eaux.
Quant aux observations magnétiques, deux séries comêtes et très exactes en ont été dressées d’un côté par le Méommandant Markham et le lieutenant Giffard, de autre Par les lieutenants Fulford et Archer. L'annotation des darégraphes à fourni d’utiles documents analysés plus rd par le professeur Houghton.
Plus intéressant encore est l'examen géologique de ute la ligne des côtes à l’ouest du détroit de Smith, puis le cap Isabelle jusqu'au cap Union, et celui des es de ii mer polaire trouvées par l'expédition. Les its scientifiques ainsi constatés cadrent avec ceux qu'avait déja révélés l'étude de l'archipel Parry. I est prodable que tôt ou tard les calcaires carbonifères du cap seph-Henry seront reconnus être le prolongement des ches semblables remarquées en 1853 par Mecham à Me Eglinton, dans les parages ouest de l'île Melville,
pi ait être celle du gisement de charbon tertiaire reec nu au 82° degré de latitude nord, en même temps le des strates témoignant de l'extension jusqu'à ce Brallèle d'une flore miocène très riche. Le hit de lignite, N une épaisseur de vingt à trente pieds, repose sur des
xx QUELQUES CONSIDÉRATIONS
couches azootiques, c’est-à-dire ne contenant aucun dé- # bris de corps organisés; il est surmonté de strates noi- À tres renfermant des empreintes de plantes que le pro- à fesseur Heer a déterminées; elles appartiennent à l’époque miocène, et l'on en a compté vingt-cinq espèces, entre autres deux prèles, un carex, et nombre de dicotylédonées, savoir : un peuplier, deux hêtres, une viorne, deux noisetiers, un nénuphar et jusqu'à dix conifères, Le sapin (Pinus abies), qu'on y rencontre comme at Spitzherg, n'existait pas en Europe pendant la période miocène; sa patrie est l'extrême nord, d'où peu à peu il s'est étendu vers le sud; c’est pour la premiére fois qu'or a découvert le bouleau de Brongniart (B. Brongniarti au delà du cercle polaire arctique.
Le professeur Heer pense que cette profonde strate de
lignite a dû être autrefois une immense tourbière renfer mant sans doute un lac où croissaient des lis d’eau. Su ses plages humides se dressaient les queues de renard 6 les eypéracées, au pied des peupliers et des hêtres er à tremélés de quelques ifs. Les terrains plus sees et les co 4 lines avoisinantes étaient probablement occupés par li À pins et les sapins, les ifs au noir feuillage, associés at 4 ormes et aux coudriers. Un élytre de coléoptère & à jusqu'à présent l'unique vestige de la faune de cet 3% région sylvaine. ;
La surprenante découverte d’une belle flore foss dans les environs du pôle a donné naissance à de no! breuses spéculations géologiques. Le professeur Ram: D. n’admet pas qu'il fût possible à des arbres de subsisté sous la longue nuit de lhiver arctique et de fleur pendant un été si court; il eroit à quelque chan