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LA FALAISE

La falaise en forteresse Blanche cl rigide se dresse, Et du haut de ses remparts. 0 vagues, elle se raille De vos escadrons 6pars Écrasés à sa muraille.

lui \aiii vous la menacez

l»e vos coups jamais lassés.

De vos troupes toujours fraîches ;

i.a garnison pas à pas,

Vous laissant ouvrir vos l.rcchcs.

Kcculc et ne se rend pas.

Parfois, doublant votre rapc.

Bat le tambour de l'orage, Sonne le clairon du vent.

V'ous galopez d'une trailc.

Au galo|) ! Sus ! En avant !

Vous escaladez la crcMe.

Les talus sont arrachés.

Des pans de sol, des rochers.

La vieille se démantèle, Kt voici de toutes parts (Jue s'émicttcnt devant elle Les créneaux de ses remparts.

Dans sa muraille évcuiréc Votre irrésistible entrée Va, creuse, élargit son froii.

Bondit, massacre, renverse.

Brèche suprôme par où Il pleut des morts en averse.

Mais ces cadavres croulants Kmbarrassent vos élans ; Car la plage est toute pleiiii' D'un monceau tl'eslropiés Où vos chevaux hors d'haleine S'iduiMent pris [)ar les pieds.

Et toujours la forteresse Blanche cl rigide se dresse, Puisque sans peiu- ni remords Pour briser vos cavalcades C'est avec ses proi)res morts Ou'cUc fait des liarricades.

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