EFFET DE .NEIGE
r)aiis la mer au bleu |iionilir 1.0 ciel blafard csl lombi'.
Aucun venl ! Même une |plume Ne se Ueiidrail pas eu l'air.
VA pas un seul ra\ou clair Sur toul ce gris ue salluiue.
Soudain plane en voiligeanl Comme un papillon d'argenl L'envergure grande ouverte.
Cel, arpent sur ces ('•lains |{«'-vcillc les Ions éleiids De l'eau iiui rcdcvicul verlc.
Après lui daulrcs, leiils, lourds, Au corset de blanc velours.
Aux ailes d'heniiiiie blanche, Un, cent, mille, millions.
Tourbillon de papillons, l'apillous en avalanche.
C'est la neige doucement Oui croule du firmaraenl.
Elle y dormait paresseuse Sur le nid qu'elle couvait.
Et sans bruit son (in duvcl Descend dans l'onde mousseuse.
Les flocons nièluiil leurs nœuds Font le ciel jaune et laineux ; iMais la mer est purpurine Et scintille par-dessous Comme de l'éclat dissous Jailli d'une aube marine.
Ténébreux est le plafond :
Mais en bas l'ombre se fond Aux feux do celte aube étrange D'où la lumière à présent Monte et fuse en s'irisanl Sur ce coton qui s'effrange.
Jl A R 1 N E s
OurI jour bizarre ! On dirait.
(Ju'oii est au pays secret.
Inconnu même des rennes, f)ii rcllluvc sans clialeur Colore seul la pâleur Des nuits li>pcrborécuncs.
Dans I air obscur et j;!acê Voici qu'un vol a passé.
Oiseaux du nord, lunnncs. f,'rrlir Dont les bras baltanl les flancs Sèment tous ces œillets blancs Cueillis dans les blancs ErObcs.
Oui, c'est le pùle : On s'; L'enler sombre, l'enler IV Aux aurores niaKuétiipie?
1,'enfcr blûnic où l'on ail Les ban(|nises caliolaid lA'urs délilés fanlasli.iue>
(;ar sous ce voile T-paissi Il semble qu'on voie aussi.
Comme aux liori/oiis polaires Voguer sur l'c'cran des cieux Les flacons silencieux Ln flollcs crépusculaires.