I.a nier est méchante
Mais l'homme joycuv N a pas froid aux ycus.
Elle gueule. 11 chante.
^i nous chavirons.
Nous le sentirons.
Sur les avirons Tirons !
Sur la mer qui rage Le bateau dansa.
Nous connaissons ça, Et bren pour l'orage !
l'oint ne chavirons.
Nous en reviendrons.
.Sur les avirons Tirons !
Sur la tnor qui roule El vomit Tcmbrun Le ciel lourd et brun En trombe s'écroule.
M nous ne virons.
Nous y périrons.
Sur les avirons Tirons !
Sur la mer qui brame 11 est revenu Tout seul et Inul nu.
I,c liatcau sans rame.
rius ne partirons,
Plus ne reviendroii
Sous les goémons
Dormons !
AU CIMF/riKUb;
llcuroiix qui mcuri ici
Ainsi Ouc les oiseaux des ciiamps !
Son corps près des amis
Ksi mis l)a)is riiorlio ol (l;iiis les cliaiils
Il (loil (l'un lion soniinoi
Vermeil Sous le ciel radieux.
Tous ceux qu'il a connus
Venus, l.ui l'onl (le loiifrs adieux
A sa croix les parciils
Pleurants Rcslcnt agenouilli^s :
Et SCS os, sous les (leurs.
De pleurs Sont doucement mouillés.
(Jliacun sur le bois noir Peut voir
S'il était jeuue ou nqu.
Et peut avec de vrais Regrets
L'appeler par son nom.
Combien plus malchanceux
Sont ceux Qui meurent à la mé.
Et sous le flot profond
S'en vont Loin du pays aimé !
Ah ! pauvres, qui pour seuls
Linceuls Ont les goémons veris Où l'on roule inconnu.
Tout nu.
Et les yeux grands ouverts.
Heureux qui meurt ici
Ainsi Que les oiseaux des champs !
Son corps près des amis
Est mis l)ans l'liei'l)e cl dans les clianis