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LE CHALUT

Lncorc un tour au Ircuil ! Hardi I Du jus de liras : V'ià le fer du chalut qui sort son nez au ras. Encore un tour 1 II va saillir hors de la lasse, lit la chausse ne m'a pas l'air d'une tétasse, Hein, les gas ? Ça vous souque aux poignes. Le filin Se tend raidc à péter. Bon signe que c'est plein ! Le chalut en effet moule au bout de la drisse, l'icin cl lourd, gondé rond comme un sein de nourrice. In moment, au-dessus du pont, en globe il pend. Largue tout! Et ce lait de poissons se répand. Pèle-môle de sauts, de couleurs, d'étincelles. Est-ce loi, l'arc-cn-ciel en morceaux, qui ruisselles ? On le dirait, de vrai. Comment avec des mots l'cindre ces Ions, ces fleurs, ces pierres, ces émaux, Cette chair miroitante en fouillis de lumières. Et ces splendeurs aux yeux des marins couluniière*.

LES C.A^ lo

Mais qui pour mes regards de novice lerritMi

Ont raspcct d'un prodigo et ne rappellent rien ?

lit quel tas ! On en a plus haut qu à demi-liottc.

Ou glisse là-dedans comme un lioinme en ribolc

(Jui iiarmi des ^-crins et sur un ni(''dai!lier

l'ii'tiuerait dans la montre d'un joaillier.

Miicor tous les jojaux de toutes les vitriues

l'ùliraicnl-ils devant les ventres, 1rs poitrines.

Les nageoires, les dos, les lûtes de ces corps

Où le prisme défait el refait mille accords.

.l'exagère? Non pas. Qu'il vienne un lapidaire.

In peintre, le plus gi-and, qu'il voie et considère

.-^i ce n'est pas assez pour lui faire dire oli !

Du plus humble de ces poissons, du maquereau.

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