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L'OUBLIEUX

0 bateau, roi des galants, Sous toi la vague se creuse.

Et dans sa rage amoureuse Ses genoux serrent tes flancs.

Tu réponds à ses caresses, O bateau, roi des coureurs.

Tu rends fureurs pour fureurs.

Kilo li'lreint. Tu la presses.

(Juaiid son amour cependant T'accable, lu t'en soulages, 0 bateau, roi des volages.

Oui vou\ vivre iii(l('pen<lanl.

ETANT DE yUAUT

Roi des don Juaus sans rebelles.

Tu prends le plaisir donné ; Puis après, le dos tourné, Tu vas trouver d'autres belles.

Tu ne les revois jamais.

Celles qui disaient : « Il m'aime 1 Tu ne t'en souviens plus même.

Dis comment tu les nommais ?

Bienheureux qui suit ta mode.

Bateau, roi des oublieux, El se contente eu tous lieux De la volupté commode !

Bienheureux, et sage aussi, Qui ne jouit que de l'heure.

Comme loi que rien ne leurre.

Bateau, roi des sans-souci !

Cela vaut mieux que de vivre Kn empoisonnant son cœur De regrets cl de rancœur...

Bienheureux qui s'en délivre.

Kl boit avec des guonons Le vin dos grosses ivresses A la sanlé des maîtresses Dont il ne sait plus les noms!

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