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CHAPITRE XV

Le minuit polaire. — Départ de Sonntag. — L’obscurité. — La routine quotidienne. — La veillée de Noël. — La fête. — Le repas.

22 décembre.

Le soleil a atteint aujourd’hui sa plus grande déclinaison australe.

Pour moi, ces quatre semaines ont élé une période de soucis amers, et je suis heureux de sentir que nous redescendons maintenant la pente des ténèbres boréales. La mort de mes chiens m’accable de tristesse, et mon chagrin redouble à la pensée que cette mort envoie Sonntag au milieu des dangers de la sombre nuit polaire.

Mon ami est parti hier. — Le résultat de nos longues discussions est qu'il ne nous restait aucune autre alternative. Hans assure que les Esquimaux se rassemblent près du cap York au commencement du printemps, et que si nous avions attendu jusqu'au jour, il serait trop tard pour les atteindre. Il espère en trouver peut-être encore à Sorfalck ou à quelque autre station au nord du détroit de la Baleine, et il ne doute pas que le voyage soit des plus faciles, même s'il faut aller à l’île Northumberland ou à Netlik, encore plus loin. Sonntag, impatient d'essayer ses forces, se fatiguait à

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