VIII INTRODUCTION
nouveau baptéme qui plus tard, 4 ma requéte, fut confirmé par un acte du Congrès. :
La saison s’avançait rapidement : nous aurions di être partis déjà et chaque jour de retard ajoutait à mon anxiété ; je craignais de ne pouvoir plus franchir les glaces de la mer de Baffin, et choisir un lieu d’hivernage avant que les banquises n’eussent fermé tout accès. Aussi, ce fut avec la plus vive satisfaction que je vis enfin le navire amarré dans la darse de M. Kelly et les ouvriers activement occupés à le mettre en état. Pour nous protéger contre les frottements et la pression des glaces, un revêtement de bordages en chêne épais de deux pouces et demi fut cloué sur les flancs, et tout l’avant, jusqu'aux écubiers, fut recouvert d’épaisses feuilles de tôle. A l’intérieur, on renforça le schooner par de solides baux, entre-croisés à douze pieds les uns des autres, un peu au-dessous de la ligne de flottaison et fortement maintenus à l’aide de courbes additionnelles et d’entremises en diagonale; enfin, pour manœuvrer plus facilement au milieu des glaces, son gréement fut changé, et à sa mâture ordinaire on ajouta des huniers.
Pendant ces travaux indispensables, le mois de juin s’écoulait, et il était presque achevé lorsque le bâtiment fut amené au quai pour recevoir son chargement, composé ea grande partie « d’offrandes au nom de la science. » Ces dons n’arrivant pas régulièrement , il s'ensuivait assez de confusion dans l’emmagasinage et cela suffit pour expliquer de nouveaux retards. Dans les circonstances les plus favorables, un mois n’eût pas été de trop pour armer un navire, acheter et caser une cargaison des plus variées, construire et rassembler traineaux, canots, équipements de voyage, se munir d'instruments et de tout le matériel indispensable à une exploration scientifique, bref, réunir les