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INTRODUCTION. VII

succes de notre entreprise, et le savant M. de la Roquette, alors vice-président de la Société géographique de Paris, souscrivit immédiatement une somme importante comme témoignage de sa haute sympathie.

D'autres secours, d’aulant plus appréciés qu’ils étaient spontanés et tout à fait inattendus, nous vinrent des loges maçonniques de New-York, de Boston et de Philadelphie.

En dépit des efforts incessants de tous et de l'intérêt presque universel que notre entreprise avait enfin éveillé, il ne nous fut pas possible de commencer nos préparatifs avant les premiers jours de juin 1860. J'avais d'abord espéré emmener deux navires : —- un petit steamer naviguant sous voiles et destiné à marcher à la vapeur seulement dans les glaces, et un navire à voiles qui nous aurait servi de tender et de magasin à provisions, — mais il nous fut bientôt démontré que si nous ajournions notre départ d’une année, nous risquions fort de ne jamais l'effectuer, et nous nous décidames à employer sur-le-champ et de notre mieux les ressources que nous avions sous la main; vérification faite, nos ressources ne nous permettaient que d’armer un petit navire à voiles.

La mission de choisir et d'acheter un bâtiment convenant à la fois au service qu’on en attendait et à l'état de nos finances, fut remplie avec une intelligence remarquable par l’énergique président du comité de Boston, M. Richard Baker. Lorsque j’arrivai à Boston, peu de jours après la conclusion du marché, je trouvai le navire amarré au quai et encore encombré de la lourde cargaison qu'il rapportait des Antilles. C'était un schooner tirant huit pieds d’eau et jaugeant cent trente-trois tonneaux, solide, bien membré, et cependant gracieux. Nous nous hatames de changer son nom de Spring Hill en celui d’United States,

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