CHAPITRE XIII
Obscurité croissante. — Existence routinière. — Mon journal. — Notre foyer. — Le dimanche. — Retour de Sonntag. — Une chasse à l'ours. — La mer libre. — M. Knorr. — Le dégel. — La presse à Port Foulke. — Le marégraphe. — Le trou à feu. — La
chasse aux renards. — Disparition de Péter.
Les ténèbres s’épaississaient autour de nous, et de plus en plus nous emprisonnaient à bord du navire; à peine si nous avions d'autre clarté que celle de la lune et des étoiles, et quoique la chasse ne fût pas encore abandonnée, si courtes étaient les heures où nous pouvions en essayer, qu’elles ne pouvaient être bien fructueuses. La nuit reposait sur les vallées, et, les unes après les autres, les crêtes des collines disparaissaient sous son voile sombre; il nous fallait nous résigner de notre mieux et attendre en paix le printemps, pour retourner à la vie active et aux travaux en vue desquels notre expédition était organisée. J'extrais de mon journal le compte rendu de ces longues heures de loisir.
5 novembre.
La routine la plus monotone s’est emparée de notre vie, l'imprévu et l'irrégulier ont entièrement disparu avec le