CHAPITRE I
veau, je voyais lg soleil disparaitre sous la ligne des eaux. et je contemplai les nuages aux changeantes couleurs suspendus au-dessus de la terre que je venais de quitter, jusqu'à ce que la dernière teinte d'or et de cramoisi se fut fondue dans le doux crépuscule. Me glissant alors dans mon humide et étroite cabine, je goutai le premier repos profond et continu que j’eusse pris depuis plusieurs semaines. L'entreprise, qui durant cinq ans avait absorbé toutes mes pensées, était maintenant en voie d’exécution ; appuyé sur la Providence et fort de mon énergie, j'avais foi dans l'avenir.