INTRODUCTION XXI
taie). La mer libre, vue par Henderson au nord des îles Liakhoff, devinée par Scoresby à 8i* 3o' vers le Spitzberg,a été vue dans les mêmes parages par Parry à 82<> 45'; et retrouvée au nord des îles Liakhoff à 72*2' par Wrangell. Enfin le pôle magnétique et les pôles du froid sont calculés et placés au sud de ces flots de la mer libre, vers 70® 5 '17" de latitude nord.
C'est alors qu'eut lieu le dernier voyage de Franklin qui fut l'occasion d'une série d'entreprises dont le résultat principal a été qu'elle compléta la découverte du passage nord-ouest.
Depuis le 12 juillet 1845, que sir J. Franklin était dans le détroit de Lancastre, deux ans et demi s'étaient écoulés sans qu'on eût reçu de lui aucune nouvelle. Lady Franklin mit alors toute sa fortune à la disposition de ceux qui voudraient se dévouer à recbercbei son mari. De son côté^ l'Amirauté anglaise ât des expéditions et promit des récompenses considérables. Les États-Unis, que stimulait le président Polk, en firent autant. Le Prince Albert, la Compagnie de la baie de Hudson, une foule de particuliers et, parmi eux, le négociant Grinnell de New-York, vinrent, par des souscriptions et des sacrifices pécuniaires, à l'aide du déipouement des marins et des voyageurs. Il y eut un admirable élan, une rivalité d'héroïsme aussi consolante que digne d'éloges, à ne considérer que les sentiments, mais qui en outre fut l'occasion de nombreuses découvertes géographiques.