‹ La mer libre du poleChapitre 20 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

est loin où le dernier Esquimau verra mourir le dernier de ses chiens. Du reste, quant à Hayes, cette fois, il pourra peut-être, grâce à la vapeur, mieux se passer des chiens qu'il ne l'aurait pu précédemment.

Pendant l'impression de ce volume^ est arrivé un événement dont le lecteur comprendra que nous lui parlions ici. L'auteur de l'excellente traduction que nous venons d'abréger, M. Ferdinand Tugnot de Lanoye est mort le lo avril 1870, dans sa famille, à Vienne (Isère). 11 appartenait, ainsi que son père, à l'opposition libérale. Outre une part active à la rédaction du Tour du mondes il avait écrit pour la librairie Hachette une série fort intéressante de volumes : Voyages dans les glaces du pôle arctique^ 1854, avec M. Hervé; VInde contemporaine^ i856; le Niger, i858; Lettres écrites des régions polaires, traduites de lord Dufferin, iSSg; les grandes Scènes de la Na ture, 1862 ; la Mer polaire, 1864; Rharnsès- le- Grand ou l'Egypte il yadooo ans, 186 5; Voyage aux anciens volcans de l'Auvergne, etc.

M. Adolphe Joanne, qui le connaissait, a dit de lui (i) : « M. Ferdinand de Lanoye n'était pas seuFement un géographe des plus instruits et un écrivain d'un rare talent, c'était aussi un excellent patriote, modéré, mais ferme dans ses opinions, jusqu'à sacrifier sa position à ses principes ; un ami sûr et dévoué, un honnête

(i) Revue de l'Instruction publique du 12 mai 1870.

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