‹ La mer libre du poleChapitre 19 sur 34 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

trée du détroit de Davis. Souhaitons-lui tout le succès qu'il mérite, sans nous désintéresser des projets de ses rivaux et particulièrement de celui de M. G. Lambert, pour lequel nous avons déjà mis en œuvre nos ressources et notre influence.

Dans le livre de M. Hayes, on remarquera plusieurs faits que nous recommandons aux futurs compositeurs de morales en action. Nous citerons principalement deux actes de dévouement maternel. L'un concerne une ourse et l'autre une morse (i); ils nous rappellent le dévouement d'une éléphante, raconté avec sensibilité par Livingstone (2) : et ce n'est pas notre faute si tous ces exemples appartiennent au genre d'êtres animés que nous appelons des bêtes.

Un autre fait qui nous rappelle du moins au sentiment des services que nous tirons d'eux, non sans quelque ingratitude, on Tavouera, concerne les chiens de traîneau, sans lesquels l'homme ne peut guère ni voyager ni vivre dans les régions polaires. On va voir qu'une épidémie terrible a privé M. Hayes du service d'un grand nombre de ces indispensables animaux. Malheureusement pour lui et pour les Esquimaux, l'épidémie dure encore; elle sévit depuis le détroit de Smith jusqu'à Jakobshaven, et , l'Esquimau ne pouvait pas vivre sans chien, Ton se demande si le jour

(i) V. les pages 90 et suiv., et 236 de ce volume. (2) V. p. 148 de notre volume intitulé : Explorations dans l'Afrique austnale*

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