C. Tennyson y Entrée Jones
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découvertes géographiques, l’amirauté anglaise était parvenue, dès 1845, à tracer sur la carte du globe la ligne assez exacte des rivages amériains, comprise entre la merde Baffin et le détroix de Behring. Dès lors l’existence d’une communication entre les deux océans était prouvée, et la tâche des navigateurs se bornait à chercher entre les labyrinthes d'îles, de rochers et de glaces, dont est semée la mer polaire, la passe non pas la plus directe, mais celle qui nouvait être le plus longtemps ouverte et la plus favorisée des vents et des courants.
L’attention du gouvernement anglais se concentra donc sur ce poi’t, et Franklin voulut couronner sa Carrière en s’efflorçant de résoudre enfin une question qui devait surtout àses labeurs d'étre circonscrite à ces termes.
Les distinctions honorifiques et les postes importants dont le gouvernement anglais avait récompensé ses services, s'étaient en vain unis au poids de l’âge pour amortir son activité. Ces récompenses, déjà si méritées cependant, n'avaient fait que lui imprimer une ardeur nouvelle, et qu'entretenir en lui l'ambition d’attacher enfin son nom à la découverte de ce passage qui, en dépit d'une recherche de quatre siècles, se dérobait encore aux plus persévérants efforts.
L'amirauté lui confia deux navires construits
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spécialement pour la navigation des mers glaciales : c'était l’Érèbe et la Terreur. Ils venaient d’accomplir avec succès une glorieuse campagne dans l'océan Antarctique, où, sous la direction du capitaine James Ross, ils avaient porté le pavillon anglais plus avant qu'aucun autresur la route du pôle’. Leur passé semblait garantir leur avenir. Radoubés, regréés, remis à neuf, armés de toutes les mesures de précaution que des siècles d'expérience et de dangers ont acquises à la science nautique, ils portaient quatre années de vivres et cent soixante-huit hommes d'équipage; Franklin avait en outre sous son commandement les capitaines Fitzjames et Crozier.
Cette dernière expédition, qui devaitéveiller sur le globe tant de sympathies douloureuses et d’actives sollicitudes, mit à la voile le 26 mai 1845.
Le 12 juillet suivant, Franklin jetait l'ancre devant l'île groënlandaise de Disco, où les Danois ont un de leurs établissements.
De ce point, il écrivit à l’amirauté; sa lettre respirait la satisfaction et la confiance. L’Érèbe et la Terreur avaient reçu un supplément de vivres; ses officiers, ses équipages étaient pleins de zèle et d'énergie ; ses renseignements lui faisaient espérer que, malgré la sévérité de l'hiver, la belle