L. DU DÉTROIT DE BEHRING A L’ARCHIPEL DE PARRY
k. Station navale du détroit de Behring. — Campagnes des capitaines Kelleit et Moore. — Arrivée du commander Mac Clure
sur l’Investigator. — Sa confiance et sa résolution. — Il s’engage à l’est, le long du continent américain, dans un chenal à où des barques seules avaient passé avant lui. — Rapports 4 fréquents avec les Esquimaux. — Découverte de l’ile Baring, 4 du détroit du Prince-de-Galles, de la terre du Prince-Albert. i — Lutte et dangers dans le détroit. -— Hivernage dans les à glaces. — Excursions et chasses sur les terres nouvellement É découvertes. — Voyage par terre au détroit de Bank et constatation de l’existence du passage nord-ouest. — Les Esquimaux de la terre de Wollaston. — Vaine tentative pour déboucher au nord du détroit. — Navigation périlleuse autour de l’île de Baring. — La mine dans les glaces. — Arrivée dans 8 détroit de Bank. — Hivernage à la baie de Merci. — Voyage en tratneaux à l’île Melville. — Cruelle déception. — Craintes et projets pour l'avenir. — Troisième hiver. — Apparition inattendue d’un sauveur.
Station navale du détroit de Behring.
Dès 1848, deux navires, ainsi qu'on l’a vu plus haut, avaient été chargés de stationner dans le
détroit de Behring, soit pour y donner la main à l'expédition de Franklin, dans le cas où elle parviendrait à percer de ce côté, soit pour pousser eux-mêmes des reconnaissances vers toutes les aires de l'horizon qui convergent du pôle vers ce détroit.
Ces navires étaient le Hérald, capitaine Kellett. et le Plover, aux ordres du commander Moore.
Arrivés dans la mer Glaciale à une époque tror. avancée de l'automne, ces officiers ne purent commencer leur croisière que dans le cours de l'été suivant. Du journal de leurs opérations sur les côtes de l'Amérique, de l'Asie et le long de la grande banquise du nord, derrière laquelle, plus heureux que Cook et Beechey, ils entrevirent de hautes et vastes terres, reliant peut-être les archipels de la Nouvelle-Sibérie à celui de Parry,on extrairait une relation pleine d'intérêt pour l’hydrographe et le naturaliste, mais dont les détails excèderaient de beaucoup les limites spéciales qui nous sont tracées. Comme d’ailleurs les commandants du Hérald et du Plover, dans leurs rapports fréquents avec les indigènes des côtes arctiques, dans leur examen incessant de la nature de ces régions, n'ont rien vu, rien entendu transpiter touchant l’objet spécial de leur mission, nous devons réserver ce qui nous reste de cadre aux rrois entreprises qui sont comme le couronne-