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ment de tant d'efforts et de recherches, et à leurs trois chefs doni l’indomptable et religieuse résolution semble résumer les énergies et les dévouements de tous leurs devanciers.
Arrivée de Mac Clure dans le détroit.
Dans l’été de 1850, le capitaine Kellett fut rejoint par un navire arrivant d'Angleterre. C'était l’Investigator, confié par l’amirauté au commander Mac Clure, officier qui venait de faire, sous James Ross, la campagne arctique de 1849.
Il avait accompli la traversée du grand Océan, entre les détroits de Magellan et de Behring, avec une rapidité sans exemple; animé par ce premier succès, il déclara sur-le-champ au capitaine du Hérald qu'il n’attendait pas pour continuer sa route vers l'archipel de Parry, but que lui assignaient ses instructions, l’arrivée du nouveau chef de la station, le capitaine Collinson, qui le suivait sur l'Entreprise. « Je dois, ajouta-t-il en terminant, profiter du temps et de la saison ; je pars sous ma propre responsabilité ; je découvrirai Franklin ou le passage. »
Dans la lettre où il a rendu compte de cette enrevue, le capitaine Kellett a écrit encore : « Rien 1e m'a jamais frappé comme l’air de résolution et Je confiance qui animait Mac Clure en ce mo-
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ment. Je suis convaincu qu'il réussira à atteindre l'ile de Melville, au moins avec son équipage, si ce n’est avec son vaisseau. »
Depuis cette lettre, trois ans s'étaient écoulés pendant lesquels on n'avait plus entendu parler de l’Investigator, lorsqu'à la fin de l’année 1853 une partie de l’équipage de ce navire aborda tout à coup en Angleterre, chargée par son héroïque chef de remettre à l’amirauté un rapport daté de la terre de Bank, et dont nos lecteurs nous sauront gré de trouver ici la plus grande partie.
Rapport de Mac Clure, — Voyage le long de la côte nord de l'Amérique.
« .…. Après avoir communiqué pour la dernière fois le 5 août 1850, avec le Plover, par 67°44’ de latitude et la longitude de 162° 16, l’Investigator, poussé par un bon vent de sud-ouest, s’éloigna rapidement dans la direction de l’est.
Au delà du cap Barrow, mon intention était de m'élever droit au nord. Mais constamment repoussé par une banquise solide et continue, je fus ramené le long des rivages du continent américain, dans la route suivie l’année d'avant par les embarcations du Hérald.
« Le 8 août, quelques hommes que j'avais envoyés à terre pour élever un cairn sur une pointe
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avancée et y déposer une notice de notre passage, rencontrèrent trois Esquimaux. Ceux-ci appartenaient à une tribu de dix tentes, qui était en relation avec la Compagnie russe de la Nouvelle- Archangel.
«Lorsquehier au soir,» dirent-ils à M. Miertsching notre interprète, « nous avons aperçu ces grand « arbres mcrchant sur la mer (les mâts du vaisseau), « toute notre peuplade a été frappée de crainte, « et nous avons été, au nombre de trois, placés «en sentinelles sur le rivage pour épier cette « étrange apparition ! » Ces pauvres gens, parfaitement inoffensifs, mais dont la misère et la saleté étaient affreuses, nous apprirent que la mer était libre sur toute l’étendue de la côte, dans une largeur moyenne de quatre à cinq milles, et qu'il leur fallait deux journées de navigation entre les glaçons pour aller chasser les morses sur la glace fixe, ce qui me parut indiquer une distance d'une quarantaine de milles entre le continent et la partie de la banquise abso!ument impénétrable aux plus légères embarcations. Jamais, du reste, je n'avais vu des masses aussi compactes que celles qui se montraient dans la direction du nord.
« Ces Esquimaux racontèrent aussi qu'ils avaient vu, l’année précédente, deux bateaux montés par des hommes blancs qui se dirigeaient vers le soleil levant, renseignements qui ne pouvaient dé-
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signer que ies embarcations du Hérald conduites par le lieutenant Pullen ‘. Mais un vaisseau était pour eux une chose toute nouvelle, et qu'ils ne pouvaient qualifier que par l'expression d'{le flottante.
« ... Le 10, nous passèmes devant l'embouchure du Colville ou Youccou, ce fleuve russe qui descend des contre-forts orientaux du mont Saint- Élie et coule parallèlement au Mackensie. Un peu au delà, dans l’île de Jones, nous élevâmes un nouveau cairn et v déposâmes une nouvelle note. Là aussi nous obtinmes, pour un peu de tabac, de quelques Esquimaux attirés de loin par l'aspect inusité de nos voiles, qu'ils appelaient Les grands mouchoirs des hommes blancs, du gibier et du poisson frais.
« Je saisis avec empressement la première occasion qui se présente pour reconnaitre haute-
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rendus à l’expédition. Élevé parmi les frères Moraves du Labrador, ce jeune homme joignait à la patience dévouée de ses coreligionnaires, la plus parfaite connaissance des mœurs et de la langue des Esquimaux.
1. Les trois campagnes du lieutenant Pullen le long des côtes arctiques de l’Amérique, ses deux hivernages dans le bassin du Mackensie et son retour en Angleterre par la baie d'Hudson donneraient lieu à un livre plein d'intérêt et de détails précieux.
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