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sieurs officiers bien connus pour avoir appartenu à l’Érèbe el à la Terreur, ainsi que leurs initiales sur l'argenterie. J’ai acheté, entre autresarticles, une décoration du mérite, sous la forme d’une étoile, et une petite pièce d’argenterie portant ces mots gravés Sir John Franklin.
« D'après ce que j'ai appris, il n’y a pas lieu de suspecter qu'aucune violence ait été faite par les indigènes à ces malheureux. Aucun des Esquimaux avec qui j'ai conversé n'avait vu les blancs. Ils n'avaient mème pas été aux endroits où les corps avaient été trouvés ; ils tenaient leurs renseignements de ceux qui avaient été sur les lieux et qui avaient vu le détachement en voya ;e.
« Les informations que j'ai obtenues des Esquimaux indiquent clairement, dans mon opinion, le printemps de 1850 comme l’époque de la triste catastrophe dont j'ai parlé‘. Il y avait, en 1850, cinq ans qu’on avait vu Franklin pour la dernière fois dans la baie de Baffin. En supposant que les provisions emportées d'Angleterre par l'expédition aient duré quatre ans, temps bien suflisant pour diminuer et affaiblir le personnel des deux équipages, ils se sont trouvés réduits au poisson salé, fade et rance qui, on en conviendra, était un aliment propre à augmenter le scorbut, s'il existait
1. On sait aujourd'hui que cette date doit être reportée à 1848.
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LA M&R POLAIRE. 167 déjà parmi eux ou à le faire éclore, s'il n'y étaié pas. Quant aux suppositions que l’on peut faire sur les drames horribles qui marquèrent les dernières heures de nos compatriotes, voici ce que j'ai à dire : les Esquimaux que j'ai vus à Pellyay m'ont précédé à Repulse-Bay, et, lorsque je suis revenu à mon campement de ce lieu, ils vivaient dans les meilleurs termes avec le détacheque j'avais laissé là pour surveiller nos bagages, Aucun de nos hommes ne comprenait la langue des Esquimaux : cependant ils m'annoncèrent, avant que je leur eusse communiqué aucune nouvelle, qu'ils croyaient qu'une troupe de blancs était morte de faim à l’ouest, et que ces malheureux avaient été réduits, avant de mourir à de terribles alternatives. Lorsique je demandai à ces hommes comment ils avaisnt appris cela, ils me répondirent : « Par les signes des indigènes. »
« Signé : JOHN RAE. » +
Ce rapport et les nombreuses reliques qui l'appuyaient parurent à l’amirauté un témoignage suffisant de la perte totale de l'expédition si vainement cherchée depuis sept ans, et la prime de 10 000 1. st. (250000 fr.), promise à qui apporterait à la mère patrie des nouvelles positives de Franklin et de ses compagnons, fut adjugée au doc-
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teur Rae et aux hommes qui l'avaient suivi dans cette dernière exploration.
Avant de revenir sur le théâtre du désastre de l'Érèbe et de la Terreur, l’ordre chronoiogique nous oblige à nous en détourner encore une fois, pour suivre, dans le bassin de la mer Polaire, l’entreprise la plus aventureuse et peut-être la plus étonnante de toutes celles qui ont été provoquées par la recherche de sir John Franklin.
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