TEL R ONE SNA RER
SE BE Ge PF VE A ÉD SR RES terEs
de la vie présente pour aimer les souvenirs du passé. Il en est autrement de ceux dont nous avons trouvé les établissements plus au sud. Ils sont maintenant pour la plupart concentrés autour des postes danois, et diffèrent beaucoup, au physique comme au moral, de leurs frères du nord. |
Le morse ou walrus fournit de la nourriture aux Esquimaux de la baie de Rensselaer pendant la plus grande partie de l’année. Au sud jusqu’à Murchison-Channel, le veau marin, l’unicorne ou narwall et la baleine blanche viennent dans les saisons qui leur sont propres; mais dansle détroit de Smith les chasses de ces derniers animauxsont plutôt accidentelles qu’habituelles.
La manière de chasser les walrus dépend beaucoup de la saison. À la fin de l'année, quand la glace n’est formée qu’en partie, on les trouve en grand nombre autour de la région neutre de la glace mêlée à l’eau; et quand cette région devient solide à mesure que l'hiver s’avance, onles poursuit de plus en plus au sud.
Les Esquimaux s’en approchent alors sur la glace nouvelle, et les attaquent dans les fentes et les trous avec le filet et la ligne. Cette pèche, quand la saison devient plus froide, plus sombre et plus tempêtueuse, offre d’affreux dangers.
Au printemps, ou, pour être plus exact, vers le
mois où reparaîit le soleil, la famine d'hiver cesse généralement. Janvier et février sont souvent, et presque toujours, des mois de privations; mais pendant ia dernière partie de mars, la pêche de printemps commence, et avec elle renaissent la vie el l'animation. |
Les huttes, ces pauvres et misérables tanières couvertes de neige, deviennent alors des théâtres d'activité. Des monceaux de provisions accumulées sont empiiés sur le sol glacé ; les femmes préparent la peau pour les semelles de chaussures, et les hommes taillent une réserve de harpons pour l'hiver. Les défenses des Wwalrus sont tirées des monceaux de neige, où on les a placées pour en conserver l’ivoire: les chiens son: attachés à la glace, et les enfants, armés chacun d’une côte recourbée de quelque gros amphibie, jouent à la balle et tirent au but.
Le jour de mon arrivée, quatre phoques furent tués à Étah, et sans doute un plus grand nombre à Kalutak et à Pétéravik. La quantité de chair que l’on recueille ainsi pendant une saison d’abondance doit être, je le suppose, conservée pour les besoins de l'hiver ; mais il y a bien des causes outrel’imprévoyance, pourdiminuer ces ressources Ces pauvres Esquimaux ne sont pas paresseux : ils chassent avec courage sans perdre un seul jour. Qand les tempêtes empêchent l'usage des trai-
neaux, ils s'efforcent encore de serrer les cadavres des animaux tués dans les chasses précédentes. Une excavation est faite dans le sol, et, s’il est possible, dans une île inaccessible aux renards, et les vivres réunis sont rangés au fond de ce silo qu’on recouvre de lourdes pierres. Une de ces cachettes, que j'ai trouvée dans une petite île à peu de distance d’Étah, contenait la chair de dix phoques, et j'en ai connu plusieurs autres aussi vastes.
La consommation excessive est la vraie explication de la disette. D’après leurs anciennes lois tous partagent ensemble; et, comme ils émigrent en masses selon que leurs besoins les y forcent, l’impôt de chaque établissement est excessif. La quantité de vivres que les membres d’une famille consomment, et qui semble exorbitante à un étranger, est plutôt une nécessité de leur existence particulière et de leur organisation que le résultat d’une gloutonnerie inconsidérée. Un exercice incessant et une constante exposition au froid occasionnent en eux une perte de carbone qui doit êétreénorme.
Excursion de Bonsall au glacier de Humboldt.
Les ours blancs.
Pendant l'été de 1854, j'envoyai plusieurspartis rayonner autour de la baie où notre navire était
ie rx